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ECONOMIE

Halte à spéculation sur le prix des terrains agricoles

Ayodele GERMA / a.germa@agmedias.fr Vendredi 26 Novembre 2021 - 15h24
Halte à spéculation sur le prix des terrains agricoles

 La Safer Guyane, nouvellement établie, va pouvoir bénéficier de l’usage de son droit de préemption à l’instar des Safer du reste de la France. Cette décision, très attendue, a été adoptée à l’Assemblée nationale ce 25 novembre, suite à un amendement déposé par le député de la 2e circonscription, Lénaick Adam. Christian Epailly, président de la Safer, nous explique ce que cela implique pour l’attribution du foncier agricole en Guyane.

 Un sésame très attendu, arrivé plus vite que prévu. « Nous l’attendions pour l’année 2023. Et finalement on l’aura obtenu même avant l’agrément de la SAFER auprès du ministère de l’agriculture », confie-t-il, l'air ravi. Le droit de préemption est un outil juridique instauré par la loi qui va permettre à la société d'aménagement foncier et d'établissement rural d'avoir un droit de regard sur toutes les ventes de terrains agricoles en Guyane. Le but est de lui permettre de mener une action cohérente, qui réponde au mieux aux enjeux d'aménagements locaux.
Halte à la spéculation
Ce droit de préemption est une sorte de "gendarme de la spéculation" sur les prix des terrains agricoles. En Guyane, ces prix sont bien plus élevés que dans le reste des Outre-Mer: « 15 000 euros l’hectare à la Réunion, 40 000 euros à la Martinique ; ici nous sommes à 150 000 euros l’hectare de terrain agricole. Dernièrement, un terrain s’est vendu à 200 000 euros l’hectare à Chemin Mogès ». Des prix exorbitants, quand on sait qu’en Guyane, à cette somme s’ajoutent des dépenses de viabilisation des terrains, souvent couverts de forêt.
« Ce droit de préemption nous permettra d’inciter des prix de vente plus corrects et qui correspondent réellement au marché », explique Christian Epailly, le président de la SAFER. Une nouvelle qui n’est pas du goût de certains propriétaires de terrain qui, selon Christian Epailly, se sont empressés de vendre depuis l’installation de la Safer en mai dernier.
Nouvelle ère du foncier guyanais
En 2014, ce droit de préemption était attribué à l’EFPA, l’établissement public du foncier agricole "mais il n'en a jamais fait usage". La création de société d'aménagement foncier et d'établissement rural a ouvert, depuis mai dernier, une nouvelle page de l’histoire du foncier guyanais : désormais c’est aux élus et aux professionnels du secteur agricole que revient le pouvoir d’attribution du foncier, au détriment des services de l’Etat. "Une commission technique devrait être mise en place d’ici janvier 2022 " assure le président de la SAFER.

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Vos commentaires

Bloublou fini 27.11.2021
L'histoire recommence

C'est surtout un bon prétexte pour avoir des voyages en classes affaires et des voitures de ponctions ! Quand on voit les dégâts et le trou créé pendant les mandats a la chambre d'agriculture on a très peur !

Répondre Signaler au modérateur
Bloublou fini 27.11.2021
L'histoire recommence

C'est surtout un bon prétexte pour avoir des voyages en classes affaires et des voitures de ponctions ! Quand on voit les dégâts et le trou créé pendant les mandats a la chambre d'agriculture on a très peur !

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