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Gaïa, la chasseuse d'étoiles entre en piste

Kerwin ALCIDE Mercredi 18 décembre 2013

Demain à l'aube, Soyouz s'envolera avec le satellite Gaïa, qui devra cartographier une partie de la galaxie. Jean-Yves Le Gall fait le point sur cette mission et évoque l'avenir.

« Personne n'a jamais fait un travail pareil » , concède Jean-Yves Le Gall, président du Centre national d'études spatiales (Cnes). Et il est bien placé pour en parler, lui qui a débuté sa carrière comme chercheur en astronomie au laboratoire du Centre national de la recherche scientifique, au début des années 80. Sa thèse, il l'a réalisée sur le satellite Hipparcos, l'ancêtre de Gaïa. Lancé en 1989, Hipparcos a permis de mesurer la distance de plus de 2,5 millions d'étoiles avec une précision de 2 à 4 millisecondes d'arc. Gaïa doit permettre d'établir un catalogue cinquante fois plus précis. Avec une précision qui équivaut à observer « un cheveu vu à 1 000 km » , expliquent les spécialistes. « Nous allons être très attentifs à la réussite de cette mission » , reprend Jean-Yves Le Gall, qui a quitté Arianespace pour le Cnes en début d'année.
« 2013 A ÉTÉ TRÈS COMPLIQUÉE »
C'est donc en connaisseur qu'il jette un regard sur le calendrier de lancements en cours, lui qui en avait annoncé onze au début de cette année. Celui de demain matin sera le septième, et dernier. « 2013 a été très compliquée » , concède-t-il, sans pour autant parler de « ralentissement de l'activité » . Pour lui, deux raisons expliquent la situation actuelle : « La compétition devient de plus en plus difficile » et « les satellites ne sont pas présents quand il faut » . Mais, le président de Cnes n'exclut pas un rythme régulier de dix lancements par an. Et douze ? « Pourquoi pas! » réplique-t-il, très enthousiaste. C'est avec ce même entrain qu'il évoque l'avenir. « J'espère être dans la salle Jupiter au moment du lancement d'Ariane-6 » , explique-t-il. Un premier lancement qui pourrait intervenir d'ici à huit ans. L'avenir de ce lanceur sera justement décidé lors du prochain conseil interministériel des pays membres de l'Agence spatiale européenne (Esa). « L'essentiel de mon activité tourne autour de la préparation de cette conférence » , conclut Jean-Yves Le Gall, qui s'apprête à vivre, avec le décollage de Gaïa, un moment d'émotion. Tout comme lorsqu'il a reçu la Légion d'honneur samedi dernier des mains de François Hollande. Pour lui, c'était important de la recevoir en Guyane. « La Guyane, c'est un peu magique en termes de spatial. »
Lancement demain jeudi, à 6h12.

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