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KOUROU

Forte participation au conseil rural

Philippe CHAUVIN Jeudi 24 octobre 2013
Forte participation au conseil rural
Le maire Jean-Étienne Antoinette, samedi matin, face aux habitants, lors du conseil participatif rural (PhCh)

Les habitants du Dégrad Saramaka, de Wayabo et de Matiti ont interrogé le maire sur la fiscalité et la sécurité.

« Nous sommes là pour nous parler franchement! » Le maire Jean-Étienne Antoinette a tout de suite prévenu, samedi, en préambule du conseil participatif rural. L'élu se retrouvait face à de nombreux habitants du Dégrad Saramaka, de Wayabo et Matiti.
« Nous savons que la destination agricole de plusieurs parcelles n'est pas respectée, a-t-il attaqué. Certains d'entre vous en profitent pour construire jusqu'à cinq maisons, alors qu'avant de vous céder les terrains pour des prix modiques, autour de 30 centimes le mètre carré, nous vous avons prévenus qu'une seule construction y serait autorisée. Quand j'observe le marché immobilier du secteur dans les revues spécialisées, je peux lire, par exemple, qu'il y a des parcelles revendues au prix de 250 000 euros pour deux hectares. Je sais que le montant des loyers peut grimper jusqu'à 2 500 euros. Il ne faut pas s'étonner que cela fasse mal quand la justice fiscale passe. »
L'intervention illustrée du maire a redonné de la consistance à Guy Jouan, responsable adjoint du service des impôts des particuliers de Cayenne, qui se recroquevillait sur sa chaise à mesure de l'énoncé des récriminations de contribuables vindicatifs. « Je ne vois pas pourquoi j'ai à payer la taxe sur les ordures ménagères alors qu'habitant au PK 17, le service ne m'est pas rendu » , s'insurge Paul Ericher. Guy Jouan, appuyé par la municipalité qui va ouvrir un bureau dédié au contentieux, tempère : « Le dépôt d'un dossier suspend le versement de l'impôt. Nous étudierons chaque situation et corrigerons nos erreurs s'il y en a. »
L'INSÉCURITÉ RÉCURRENTE SUR LE KOUROU
Il a aussi été question de travaux et de sécurité. La route des PK a été remise en état. Reste que les pistes secondaires qui laissent à désirer et que les véhicules roulent vite. « Nous enregistrons régulièrement des vitesses supérieures à 100 km/h. Nous allons intensifier nos contrôles » , prévient Michel Ajavon, patron de la police municipale.
Le guide Thomas Saunier constate, lui, que « l'insécurité est récurrente sur le Kourou, où quatre camps touristiques sont implantés. » Le lieutenant-colonel Guillaume de Roquigny-Iragne répond : « Nous nous sommes dotés d'un matériel plus conséquent et nous essayons de contrôler les points d'entrée et de sortie des cours d'eau. Mais nous comptons aussi sur la population. N'hésitez pas, sur le fleuve comme ailleurs, à nous signaler toute activité suspecte. »

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1 commentaire

Vos commentaires

monchou 25.10.2013
degrad saramaca

j'hallucine: 250 000 euros pour une parcelle achetée à 5000 euros max!!! Et les gens qui se plaignent et se plaignent...quand l'égalité fiscale exige qu'on remette tout à plat et que tout le monde paie ce qu'il doit et ce qu'il a rajouté au fur et à mesure de son existence sur la dite parcelle???? Bravo messieurs Jouan et antoinette, mettez moi un peu d'ordre dans tout cela. Si seulement les autres maires, en particulier st laurent et Montjoly pouvaient avoir le même courage, car à l'approche des élections, il fallait oser le faire: tout le monde doit payer pareil, pas de passe droits!

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