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Jean-Marc Thévevin, intervenant agricole

« Des avancées permettent d’utiliser moins de pesticides »

Samedi 26 Octobre 2019 - 03h05
 « Des avancées permettent d’utiliser moins de pesticides »
Jean-Marc Thévenin, l’animateur national des Rita qui pilote la TransAgriDom qui vise à faciliter et accentuer la synergie entre territoires pour assurer la transition agro-écologique dans l’outre-mer. - Angelique GROS

Les acteurs du Réseau d’innovation et de transfert agricole (Rita) des territoires d’Outre-mer se sont rencontrés, sur le terrain et en ateliers, à Cayenne dans le cadre de la Transagridom qui se tenait pour la première fois en Guyane. Jean-Marc Thévenin, animateur national des Rita, dresse le bilan de cette semaine.

Quel est l’objectif de ces rencontres Transagridom ?

Faciliter et accentuer la synergie entre territoires. Les Rita, ce sont des réseaux d’acteurs qui collaborent pour répondre à des besoins exprimés par la profession agricole. On retrouve des problématiques communes aux territoires d’Outre-mer : l’autonomie alimentaire des élevages, les maladies, la fertilité des sols...

Pouvez-vous nous donner des exemples ?

À La Réunion, le varroa a décimé 40 % des colonies d’abeilles en 2017. Depuis, on fait des bilans sanitaires des apicultures en collaboration avec tous les territoires pour lister les maladies en présence, capitaliser et se tenir prêts. Le HLB, qui n’est pas encore présent en Guyane, a détruit quasiment tous les vergers d’agrume aux Antilles ces cinq dernières années. Depuis, il existe un dispositif de lutte et de production de matériel végétal qui pourra être mis à disposition de la Guyane si la maladie arrive. La Réunion et la Guyane collaborent notamment sur la gestion des pâturages et des prairies avec les mesures de la pousse de l’herbe et sa valeur nutritive afin de pouvoir optimiser la charge en bétail.

Quel bilan dressez-vous des projets du Rita en Guyane ?

Il y a eu des avancées qui permettent de lutter sans pesticide contre l’enherbement et les ravageurs, sur les cultures d’ananas et de banane. Depuis, les agriculteurs peuvent se fournir en vitroplants. Mais pour l’ananas, ça revient pour l’instant trop cher. Des techniques de multiplications de ces plants sont en cours de validation.

Comment avance le projet du Rita sur la filière agrume ?

On a introduit les premières variétés en 2013. Elles doivent être distribuées courant 2020 aux pépiniéristes . Ils vont multiplier le matériel végétal pour le revendre aux agriculteurs. Ça va permettre de replanter des variétés saines qui résistent mieux aux maladies et de régénérer les vergers un peu vieillissants […] Les plants de cacao du Guyana devraient aussi être distribués l’année prochaine afin de permettre la mise en place d’une filière locale de production et de fabrication du chocolat.

Quels sont les freins à l’innovation agricole en Guyane ?

Il y un retard de structuration des filières et un manque de techniciens. Ça a été abordé en colloque mais ce n’est pas du ressort du Rita, c’est une politique territoriale. Il faut aussi que lycée de Matiti prennent plus de place dans le dispositif et que la chambre d’agriculture se renforce.

Propos recueillis par Angélique GROS

Expérimentation pour la production du melon

Depuis juillet, 8 agriculteurs de l’Association des maraîchers et serristes de Guyane (Amaseguy) participent à une expérimentation sur le nexio, une variété de melon. Celui-ci est revendu à un prix fixé par une convention avec Midi Caraïbes, à 3 euros le kilo en gros. En septembre et octobre, les agriculteurs ont réussi à honorer 70 % des prévisions de production. À terme, l’objectif est de sécuriser l’approvisionnement, éviter la surproduction et stabiliser les prix. L’expérimentation s’achève en décembre. Elle servira à évaluer et comparer les coûts de production et avantages des cultures sous serres et de plein champ. Début 2020, des modèles de production seront testés sur les tomates et les concombres, grâce à l’arrivée d’un technicien. Des variétés adaptées au territoire ont été identifiées en 2018 dans le cadre d’un projet du Rita mais Gilles Sanchez, président de l’Amaseguy, souligne les besoins en technicité. « On a besoin de sélectionner des variétés pour tous les produits du maraîchage et de trouver des solutions car on est en perpétuelle remise en question avec de nouveaux ravageurs, de nouvelles maladies du sol, des problématiques de fertilité... » L’interprofession des filières végétales de Guyane a envoyé un courrier au Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes, qui compte s’implanter dans les départements d’Outre-mer, pour lui demander d’ouvrir une antenne en Guyane.

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