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Décroissance d’Ariane-5 : « Ni départ contraint, ni licenciement »

Jeudi 31 Octobre 2019 - 03h20
 Décroissance d’Ariane-5 : « Ni départ contraint, ni licenciement »
Philippe Géry, délégué syndical central CFE-CGC d’ArianeGroup et Sébastien Savreux, délégué du personnel ArianeGroup CFE-CGC - Angelique GROS

Après avoir rencontré les directions d’Arianespace, d’ArianeGroup et du CNES, la CFE-CGC, l’un des principaux syndicats de la base spatiale, a reçu l’assurance qu’il n’y aurait ni départ contraint ni licenciement avec la décroissance d’Ariane-5.

La question des effectifs semble s’éclaircir au Centre spatial guyanais alors que l’activité d’Ariane-5 sera divisée par presque deux l’an prochain et qu’Ariane-6 a été conçue pour être 40 % moins chère que sa prédécesseur (lire FA Guyane du 1er juin). Entre les effectifs du Cnes, d’Arianespace et d’ArianeGroup, 380 personnes travaillent pour les industriels sur les ensembles de lancement. Une première diminution des effectifs est prévue à l’horizon du mois de janvier. Après de multiples sollicitations ces derniers mois, la CFE-CGC a enchaîné les réunions la semaine dernière et, enfin, reçu des réponses des décideurs.

« Mauvaises décisions »

« Nous avons obtenu des assurances sur la façon dont cette réduction d’effectifs va se faire pour cette première étape de 2020. Cela répond à nos exigences : qu’il n’y ait ni départ contraint ni licenciement », explique Philippe Géry, délégué syndical central CFE-CGC d’ArianeGroup. Le syndicat dénonce les « mauvaises décisions » et le retard pris par les décideurs dans le lancement des appels d’offres pour la phase de transition de 2020 à 2022. « Tant que ces appels d’offres n’avaient pas été traités, ils ne pouvaient pas avancer de chiffres […] Ils nous ont assuré avoir rencontré 100 % des entreprises intervenant sur l’exploitation d’Ariane-5 », souligne Sébastien Savreux, délégué du personnel ArianeGroup CFE-CGC. L’organisation n’a en revanche pas souhaité dévoiler les chiffres « non officiels » qui lui ont été communiqués et qui doivent être présentés à l’ensemble des syndicats à la mi-novembre.

L’effectif d’ArianeGroup, qui emploie environ 95 salariés actuellement, dépassera la centaine en 2020, afin de préparer l’arrivée d’Ariane-6 et mener les essais combinés.

Des compétences précieuses

L’une des inquiétudes du syndicat concerne les compétences. Depuis un an, l’effectif décroît chez les acteurs de la filière (lire ci-après). Le CSG n’est pas épargné. « Il y a déjà eu des départs chez certains industriels et le marché de l’emploi offre moins de possibilités en Guyane que dans l’Hexagone. Il y a donc un travail de gestion des compétences à court comme à moyen terme sans lequel on aura du mal à faire tourner la base », s’inquiète Sébastien Savreux.

Aucune projection sur l’emploi avec Ariane-6

À l’horizon 2023, une nouvelle baisse d’effectif est prévue avec la transition d’Ariane-5 à Ariane-6. Sur ce point, la CFE-CGC n’a reçu aucune garantie ou projection chiffrée. « Tout dépendra de la manière dont Ariane-6 va être lancée d’un point de vue technique et commercial. Ça dépend aussi du devenir de Soyouz et Véga, et de l’évolution du marché des satellites à lancer », précise Sébastien Savreux.

ArianeGroup finalise actuellement l’intégration de deux étages supérieurs d’Ariane-6, dans son usine inaugurée à Brême, en Allemagne, mardi. - ArianeGroup
Développé par la Compagnie maritime Alizés, une joint venture entre Jifmar Offshore Services et Zéphyr & Borée en partenariat avec le cabinet d’architectes naval VPLP Design, ce navire hybride de 121 mètres sera baptisé Canopée. - Alizés et VPLP Design
Objectif Lune

La semaine dernière, lors du Congrès mondial d’astronautique, le PDG d’Arianespace,

Stéphane Israël, a annoncé qu’Ariane-6 permettrait du transports de matériel vers la Lune

à partir de 2023. Une première mission pour

le compte de clients institutionnels et privés

effectuera la livraison de 8 500 kilogrammes

de charge utile sur une orbite de transfert

lunaire. Une seconde mission de l’Agence spatiale européenne avant 2025 est à l’étude. Elle prévoit d’aller sur la Lune pour exploiter du régolithe, un minerai duquel il est possible d’extraire eau et oxygène. Stéphane Israël a réaffirmé sa volonté de convaincre les pays européens de développer un programme de fusées habitées, et d’obtenir une décision pour la réunion ministérielle de l’ESA en 2022.

Décroissance d’Ariane-5 : « Ni départ contraint, ni licenciement »

La question des effectifs semble s’éclaircir au Centre spatial guyanais alors que l’activité d’Ariane-5 sera divisée par presque deux l’an prochain et qu’Ariane-6 a été conçue pour être 40 % moins chère que sa prédécesseur (lire FA Guyane du 1er juin). Entre les effectifs du Cnes, d’Arianespace et d’ArianeGroup, 380 personnes travaillent pour les industriels sur les ensembles de lancement. Une première diminution des effectifs est prévue à l’horizon du mois de janvier. Après de multiples sollicitations ces derniers mois, la CFE-CGC a enchaîné les réunions la semaine dernière et, enfin, reçu des réponses des décideurs.

« Mauvaises décisions »

« Nous avons obtenu des assurances sur la façon dont cette réduction d’effectifs va se faire pour cette première étape de 2020. Cela répond à nos exigences : qu’il n’y ait ni départ contraint ni licenciement », explique Philippe Géry, délégué syndical central CFE-CGC d’ArianeGroup. Le syndicat dénonce les « mauvaises décisions » et le retard pris par les décideurs dans le lancement des appels d’offres pour la phase de transition de 2020 à 2022. « Tant que ces appels d’offres n’avaient pas été traités, ils ne pouvaient pas avancer de chiffres […] Ils nous ont assuré avoir rencontré 100 % des entreprises intervenant sur l’exploitation d’Ariane-5 », souligne Sébastien Savreux, délégué du personnel ArianeGroup CFE-CGC. L’organisation n’a en revanche pas souhaité dévoiler les chiffres « non officiels » qui lui ont été communiqués et qui doivent être présentés à l’ensemble des syndicats à la mi-novembre.

L’effectif d’ArianeGroup, qui emploie environ 95 salariés actuellement, dépassera la centaine en 2020, afin de préparer l’arrivée d’Ariane-6 et mener les essais combinés.

Des compétences précieuses

L’une des inquiétudes du syndicat concerne les compétences. Depuis un an, l’effectif décroît chez les acteurs de la filière (lire ci-après). Le CSG n’est pas épargné. « Il y a déjà eu des départs chez certains industriels et le marché de l’emploi offre moins de possibilités en Guyane que dans l’Hexagone. Il y a donc un travail de gestion des compétences à court comme à moyen terme sans lequel on aura du mal à faire tourner la base », s’inquiète Sébastien Savreux.

Aucune projection sur l’emploi avec Ariane-6

À l’horizon 2023, une nouvelle baisse d’effectif est prévue avec la transition d’Ariane-5 à Ariane-6. Sur ce point, la CFE-CGC n’a reçu aucune garantie ou projection chiffrée. « Tout dépendra de la manière dont Ariane-6 va être lancée d’un point de vue technique et commercial. Ça dépend aussi du devenir de Soyouz et Véga, et de l’évolution du marché des satellites à lancer », précise Sébastien Savreux.

Développé par la Compagnie maritime Alizés, une joint venture entre Jifmar Offshore Services et Zéphyr & Borée en partenariat avec le cabinet d’architectes naval VPLP Design, ce navire hybride de 121 mètres sera baptisé Canopée. - Alizés et VPLP Design
ArianeGroup finalise actuellement l’intégration de deux étages supérieurs d’Ariane-6, dans son usine inaugurée à Brême, en Allemagne, mardi. - ArianeGroup
L’usine de Brême (Allemagne) inaugurée

En fonction depuis environ un an, l’usine où ArianeGroup finalise actuellement l’intégration de deux étages supérieurs d’Ariane-6, à Brême, en Allemagne, a été inaugurée mardi. En début d’année, l’un des prototypes partira pour ses tests à feu vers le nouveau banc d’essai permettant de simuler le lancement de l’étage supérieur, inauguré en février à Lampoldshausen, en Allemagne. Le second rejoindra les autres éléments constitutifs du lanceur, à Kourou, pour les tests combinés entre le lanceur et le pas de tir, soit l’ensemble de lancement 4, prévu au premier semestre 2020. La fabrication de l’étage supérieur du vol inaugural d’Ariane-6, prévu au second semestre 2020, a déjà commencé et le premier modèle de vol du moteur Vinci destiné à ce vol est d’ores et déjà en cours d’intégration sur le site ArianeGroup de Vernon. Ariane 6 sera lancée dans sa version A62 à deux booster pour Oneweb.

ArianeGroup finalise actuellement l’intégration de deux étages supérieurs d’Ariane-6, dans son usine inaugurée à Brême, en Allemagne, mardi. - ArianeGroup
ArianeGroup finalise actuellement l’intégration de deux étages supérieurs d’Ariane-6, dans son usine inaugurée à Brême, en Allemagne, mardi. - ArianeGroup
Un cargo hydride pour acheminer les éléments d’Ariane-6

D’ici à 2023, les éléments d’Ariane-6 seront acheminés au CSG, à Kourou, via un cargo nouvelle génération conçu sur mesure. Alizés, un joint venture entre Jifmar Offshore Services et Zéphyr & Borée, spécialiste des transports maritimes internationaux, a été choisi au début du mois par Arianegroup. Développé en partenariat avec le cabinet d’architectes naval VPLP Design, ce navire hybride de 121 mètres sera baptisé Canopée. Par souci environnemental, le navire sera équipé de quatre ailes articulées permettant de réduire sa consommation de carburant d’environ 30 %, soit jusqu’à 7 200 tonnes de CO2 par an. Le navire sera équipé de moteurs hybrides Diesel/GNL pour réduire la pollution. Sa construction doit commencer début 2020 pour deux ans. La première rotation, prévue en 2022, doit rallier le port de Pariacabo (Kourou), en passant par les ports de Brême (Allemagne), Rotterdam (Pays-bas), Le Havre et Bordeaux.

Développé par la Compagnie maritime Alizés, une joint venture entre Jifmar Offshore Services et Zéphyr & Borée en partenariat avec le cabinet d’architectes naval VPLP Design, ce navire hybride de 121 mètres sera baptisé Canopée. - Alizés et VPLP Design
22 novembre 2019

22 novembre. C’est la date du prochain lancement au CSG. Ariane-5 mettra sur orbite les deux satellites de télécommunications GX5 pour le Royaume-Uni, et GoE pour l’Égypte.

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