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Marcos Pontes, ministre brésilien des Sciences, de la Technologie, de l’Innovation et des Communications

« Dans cinq ans, nous voulons débuter une opération de type commerciale »

Propos recueillis par Aurélie PONSOT Mercredi 5 Juin 2019 - 03h30
« Dans cinq ans, nous voulons débuter une opération de type commerciale »
La délégation brésilienne sur le pas de tir d’Ariane-5. - Aurélie Ponsot

Le ministre brésilien des Sciences, de la Technologie, de l’Innovation et des Communications, Marcos Pontes, visitait mardi le Centre spatial guyanais, à Kourou, avec une délégation de sénateurs, de députés et de représentants de l’aérospatiale brésilienne. Dans le cadre d’un accord imminent avec les États-Unis, le Brésil a pour objectif de développer son centre de lancement d’Alcantara, sur la côte atlantique au nord du Brésil. Le premier spationaute brésilien, évoque les ambitions spatiales de son pays.

Quel est le but de votre visite en Guyane et plus précisément au Centre spatial guyanais de Kourou ?

L’idée, c’était de voir l’installation, la mise en œuvre, la planification et les retombées dans l’environnement géographique d’un point de vue humain et social, l’intégration avec la communauté environnante et les projets d’avenir de la structure.

Quelle est l’ambition du gouvernement brésilien, sur votre base d’Alcantara ?

La base d’Alcantara existe depuis trente ans et elle a un très bon potentiel de lancement de fusées de petits et moyens ports, ce qui pourrait signifier pour la région plus de développement et aussi être une aide pour le développement du spatial brésilien.

Quelle est la nature de votre futur accord avec le gouvernement américain ?

C’est un accord de protection concernant les brevets technologiques, un accord standard au niveau mondial qui permet au pays de protéger les technologies participant au développement des activités spatiales. Ici, à Kourou, il doit certainement aussi exister un accord de ce type entre la France et la Russie, concernant la fusée Soyouz. En ce qui nous concerne, cet accord permettrait au pays de lancer des fusées, des satellites comportant éventuellement de la technologie américaine ou venant d’une entreprise privée américaine.

Le Brésil veut-il devenir un pays qui compte dans le spatial ? Quels sont vos objectifs ?

Nous espérons que, d’ici à la fin de l’année, nous aurons terminé l’ébauche du projet pour que nous puissions passer à la deuxième phase, le plan d’action, qui est de commencer dès l’année prochaine l’opération d’agrandissement et que, d’ici à trois ans, nous puissions observer une amélioration de nos infrastructures de manière à pouvoir accueillir des clients du monde entier. Dans un délai de cinq ans, nous voulons pouvoir débuter une opération de type commerciale.

Marcos Pontes, le premier spationaute brésilien, notamment à bord de Soyouz en 2006. - Aurélie Ponsot
La délégation brésilienne sur le chantier d’Ariane-6. - Aurélie Ponsot
La délégation brésilienne sur le chantier d’Ariane-6. - Aurélie Ponsot

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