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MICRO-ENTREPRISES

COVID 19 : l’ADIE au secours des petits porteurs de projets de l’Ouest

Propos recueillis par Véronique NORCA Vendredi 22 Mai 2020 - 13h04
COVID 19 : l’ADIE au secours des petits porteurs de projets de l’Ouest
François Coumanbo, Directeur territorial adjoint de l'ADIE : "Certains de nos usagers vont avoir du mal à se relever de la crise sanitaire" - V.N

La Direction territoriale de l’Ouest de l’Association pour le Droit à l’Initiative Économique (ADIE) accompagne près de 600 microentreprises et porteurs de projets de Saint-Laurent à Maripasoula. François Coumanbo, Directeur territorial adjoint répond à nos questions à l’occasion de la réouverture officielle des 3 agences.

Comment décririez-vous votre public cible ?
« Notre public est composé à plus de 50% de femmes, qui poussent la progression économique de l’Ouest en créant de petites activités au niveau local : commerces de proximité, restauration, service à la personne, agriculture et artisanat principalement. D’un niveau lycée, ces personnes n’ont pas les grilles de lecture ou les outils pour naviguer de façon autonome dans les méandres de la création d’entreprise. Elles sont souvent dans des situations précaires administrativement et financièrement, et n’ont donc pas accès au crédit bancaire. Nous les soutenons dans leur projet d’activité en démystifiant autant que possible la démarche de création.»
Quel impact a eu la crise sanitaire pour vos usagers ?
« C’est un public caché, dont la clientèle est confidentielle. Les transactions se font au contact. Ne pouvant pas aller à la rencontre de leurs clients, ces petites structures ont été très vite en difficulté, car la plupart n’ont pas de trésorerie. Celles qui étaient juste au démarrage se sont rendues compte que sans existence légale, il n’y avait aucun accès aux aides. Cela les a amené à surmonter l’obstacle administratif pour assurer la pérennité de leur revenu.

D’autres ont profité de cette situation exceptionnelle pour faire évoluer leur business, en passant à la vente en ligne ou à la livraison. Une artisane couturière nous a même fourni des masques en tissu, agréés par l’AFNOR, en attendant l’arrivée des masques jetables en provenance du siège Antilles-Guyane».

Comment les avez-vous accompagné durant le confinement ?
« Nous avons fonctionné en télétravail dès le départ. C’est un public fragile, nous avions pour objectif de limiter au maximum les effets de la crise. Nous nous sommes relayés pour appeler tous nos usagers au moins une fois par mois, afin d’évaluer les situations individuellement et de faire, si éligibilité, des demandes d’aides gouvernementales. Dans cette démarche, le soutien psychologique est important, car derrière l’entreprise, il y a une famille en souffrance.

Nous avons également organisé des webinaires pour initier ceux qui étaient plus autonomes, aux démarches en ligne. Mais l’accès à l’outil informatique à domicile reste un problème dans l’Ouest.
»
L’ADIE a-t-elle débloqué des fonds spécifiques ?
« En effet, la structuration de l’association nous a permis d’être très réactifs. Tous les matins, nous faisons une réunion virtuelle avec la direction régionale Guyane, Guadeloupe, Martinique, ce qui nous permet d’harmoniser nos réponses aux besoins des usagers et de débloquer des micro financements rapidement. Nous avons également suspendu les échéances de remboursement de crédit pour les trois derniers mois.»
Quelle est la situation de Maripasoula et des communes du Haut Maroni ?
« C’est un territoire déjà enclavé qui a subi une sécheresse persistante. Depuis plusieurs mois ils avaient du mal à se ravitailler, le niveau de l’eau ne permettant pas aux pirogues de circuler. Lorsque le COVID 19 a provoqué le confinement, c’est une difficulté supplémentaire qui s’est ajoutée. Nos usagers vont avoir du mal à s’en relever.»

Comment s’est passée la réouverture des agences ?
« Depuis le 12 mai, nous avons recommencé à accueillir du public, avec un fonctionnement adapté : port de masque, mise à disposition de gel hydroalcoolique, réduction du nombre de personnes en salle d’attente. Mais au-delà de ça, il a fallu rassurer les collaborateurs. Pas évident de reprendre après deux mois à engranger des informations stressantes sur la propagation de l’épidémie. Néanmoins, le siège nous a fourni le matériel nécessaire et nous avons ouvert, plus tôt que prévu, l’agence des Sables Blancs, afin de répartir l’équipe sur les deux sites.

Bien sûr le suivi à distance reste possible.
»

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