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« Avant même l’ouverture de Leclerc, les concurrents vont baisser leurs prix »

Vendredi 13 Septembre 2019 - 03h10
 « Avant même l’ouverture de Leclerc, les concurrents vont baisser leurs prix »
Les trois hypermarchés de Martinique passeront sous bannière Leclerc en mai prochain. - Rodolphe Lamy - hespels

En visite en Martinique et en Guadeloupe, Michel-Édouard Leclerc se réjouit du contrat signé avec le groupe Parfait, qui devient adhérent à la coopérative de commerçants Leclerc. Avec un objectif : la baisse des prix.

Il a passé en revue les trois hypermarchés de Martinique qui passeront sous la bannière Leclerc en mai 2020 (Hyper U La Galleria, Place d’Armes et le Rond Point). Mais Michel-Édouard Leclerc, le PDG du groupe éponyme, a aussi fait le tour de la concurrence où il « a été très bien reçu ». Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que le personnage ne passe pas inaperçu. Près de 10 ans après une association avec le groupe Lancry soldée par un échec, l’enseigne Leclerc revient aux Antilles, en Guadeloupe d’abord (dès janvier) puis en Martinique, dans un second temps. « Un peu frustré » par sa première expérience, MichelÉdouard Leclerc est persuadé, cette fois-ci, d’avoir trouvé un partenaire solide, en la personne de Robert et Kévin Parfait.

« Reprendre chaque segment du marché »

Leader de la distribution en France, et fort du succès rencontré à La Réunion, il assure que la marque Leclerc a tout son rôle à jouer dans la baisse des prix aux Antilles. Il se donne trois à quatre ans pour réussir ce pari même s’il considère, « qu’avant même l’ouverture de Leclerc, les concurrents vont baisser leurs prix ». À l’époque, Robert Parfait en rigole presque aujourd’hui, lui-même avait baissé ses prix face à l’arrivée de ce nouveau concurrent. « Nous allons apporter notre capacité à proposer des prix moins chers et dans toutes les gammes de produits. Le groupe Parfait, en venant nous chercher, a voulu se tourner vers des hypermarchés de nouvelle génération, multicanal, pour contrer la concurrence de grandes plate-formes numériques. Il accède à de nouvelles gammes de produits ».

Pour réussir son pari sur les prix, Michel-Édouard Leclerc compte passer au crible les mécanismes de formation des prix de chaque segment du marché (charcuterie, confiture, épicerie sèche, etc…). « On va travailler sur ce que l’on peut faire, à travers nos offres, les négociations avec les fournisseurs, les transporteurs, la suppression de certains intermédiaires… ». Un travail colossal que les équipes de Leclerc, via la coopérative d’achat SCA Normandie, et du groupe Parfait ont déjà amorcé.

« On a besoin de temps, de recul mais une fois notre propre contribution à la baisse des prix réalisée, on sera d’autant plus forts, y compris avec les autres opérateurs de Martinique, pour obliger les politiques à bouger (Ndlr : Octroi de mer, taxes diverses, fret, etc…) », prévient-il.

Rodolphe LAMY

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