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Aéroport Félix-Éboué : « Les mesures restrictives sont arrivées tardivement »

Propos recueillis par Pierre ROSSOVICH Lundi 23 Mars 2020 - 19h38
Aéroport Félix-Éboué : « Les mesures restrictives sont arrivées tardivement »
Selon Olivier Taoumi, directeur de l'aéroport, la crise sanitaire va coûter "plusieurs centaines de milliers d'euros", à la CCIG, sans compter les pertes d'exploitation.

Olivier Taoumi, directeur Général Ccig — directeur de l’aéroport, fait le point pour France-Guyane sur la situation actuelle à Félix-Éboué.

Les employés de l’aéroport Félix-Éboué continuent-ils de travailler ?
Nous nous sommes adaptés aux mesures restrictives (lire notre article ici), tout en mettant en place une continuation de l’activité. 70 % des effectifs de l’aéroport sont chez eux, la plupart en télétravail. 25 agents de la CCIG travaillent actuellement sur l’aéroport. Mais si on compte les douaniers, les agents chargés du filtrage, les loueurs de voitures etc, ce ne sont pas moins de 450 personnes qui travaillent sur le site. Pour l’heure aucun cas de covid-19 n’a été déclaré.
Quelles sont les mesures prises au sein de l’aéroport ?
Nous avons énormément renforcé les mesures barrières. L’aéroport est nettoyé deux fois par jour au lieu d’une fois d’ordinaire. Le port du masque est autorisé pour les personnels, des cloisons en Plexiglas ont été installées sur les banques d’enregistrement.
Le nombre de vols est revu à la baisse ?
Oui, seules trois catégories de voyageurs sont autorisées à se déplacer (lire notre article ici). Les compagnies aériennes vont logiquement s’adapter selon le taux de remplissage. Trois vols Air France sont prévus cette semaine (mardi, jeudi et samedi, ndlr) et deux vols Air Caraïbes (samedi et dimanche, ndlr). Il est impératif que les vols se poursuivent ne serait-ce que pour les évacuation sanitaires.
Et les vols entre Cayenne et les Antilles ?
Cette semaine, nous n’en avons qu’un seul prévu, ce mardi (arrivée prévue à 17 h 50, ndlr). Quant à Azul, les vols sont suspendus depuis 10 jours jusqu’à nouvel ordre.
Le trafic interne est-il visé par les mesures restrictives ?
Non, l’arrêté ne s’applique pas à l’intérieur des départements. Les vols vers les communes de l’intérieur vont se poursuivre. Des denrées seront notamment acheminées vers Maripasoula. Le Haut-Maroni risque une pénurie (lire notre article ici). La seule manière d’approvisionner Maripasoula est pour l’instant la voie aérienne. Hier (dimanche, ndlr), Air Guyane a décollé de Félix-Éboué.
Qu’en est-il des touristes qui séjournent actuellement en Guyane ?
Il y a deux catégories. Les touristes d’affaires qui peuvent repartir sans problèmes. Les touristes présents pour motif familial ne peuvent pas, a priori, repartir dans l’immédiat. Le but est d’éviter les mouvements au maximum.
Considérez-vous que ces mesures restrictives sont arrivées un peu tard ?
On peut le dire. On aurait du mettre en place un contrôle drastique au départ de Paris bien en amont. Que ceux ou celles qui refusent le contrôle ne puissent pas embarquer pour la Guyane. Le contrôle doit être rigoureux à Orly. Cela s’est fait tardivement.
Les personnes qui atterrissent à Félix-Éboué sont-elles vraiment mises en quatorzaine ?
La consigne donnée est de se mettre en quatorzaine dans leurs familles. La partie contrôle incombe ensuite à l’autorité publique.
Quelles protections pour les personnels navigant ?
Les compagnies ont leur propre protocole. Air France laisse libre choix aux hôtesses de mettre un masque durant les vols. Une fois à Félix-Éboué, un bus spécifique les emmènent à l’hôtel et ils repartent 24 heures après. Sans quoi l’avion ne décolle pas.
Cette situation va coûter énormément d’argent ?
L’aéroport va être impacter comme tout le monde. Cette campagne va nous coûter en effet très cher. Avec les travaux, l’entretien… On parle de plusieurs centaines de milliers d’euros, sans compter les pertes d’exploitation. C’est une situation que nous assumons sans difficultés.

Des cloisons en Plexiglas ont été installées sur les banques d’enregistrement -

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