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économie - crise sanitaire

« 32 % des chefs d’entreprises guyanais ne connaissent pas les mesures d’urgence adoptées par le Gouvernement »

SH Jeudi 23 Avril 2020 - 16h10
« 32 % des chefs d’entreprises guyanais ne connaissent pas les mesures d’urgence adoptées par le Gouvernement »
Carine Sinaï-Bossou. - Photo DR

La Guyane, comme de nombreux territoire ultramarins, souffrent de l'éloignement et de l'inadéquation des mesures prises au plus haut sommet de l'État. Un point de vue défendu aujourd'hui par la présidente de la chambre de commerce et d'industrie de Guyane auprès dela délégation sénatoriales aux Outre-mer.

« Il est difficile depuis Paris de créer des solutions qui s’appliqueront efficacement dans toute la diversité des territoires », a défendu aujourd’hui Carine Sinaï-Bossou, présidente de la CCI Guyane et présidente de l’Acciom (Association des chambres de commerce et d’industrie d’Outre-mer). Elle a ainsi indiqué auprès de la Délégation sénatoriale aux Outre-mer qui poursuivait aujourd’hui ses auditions que «  les chefs d’entreprises ultramarins sont confrontés, malgré le renforcement des cellules dédiées des CCI, à des difficultés concrètes d’accès aux informations dans plusieurs territoires ».
Elle évoque aussi «  l’inégalité de moyens dans la communication entre les territoires, la polarisation de la communication des service préfectoraux sur la crise sanitaire, l’importance de l’incapacité à utiliser des appareils électroniques… Un sondage de la CCI Guyane effectué en avril montre ainsi que 32 % des chefs d’entreprises guyanais ne connaissent pas les mesures d’urgence adoptées par le Gouvernement.
« Si toutes les CCI font part de la grande inquiétude de leurs tissus économiques, cette inquiétude a évolué », a observé Carine Sinaï-Bossou, précisant qu’au « début de la crise, nous étions très sollicités sur la gestion du confinement : les entreprises nous interrogeaient sur le chômage partiel, sur les dispositifs d’aide d’État, sur leur droit ou non à rester ouverts. Mais depuis quelques semaines, nous sommes interrogés sur la gestion de « l’après » : quels secteurs seront déconfinés ? Comment organiser l’activité pour protéger salariés et clients ? Comment réaliser des investissements non prévus mais désormais indispensables ? ».
Une relance pour l'après crise
Estimant que « chaque territoire a ses besoins propres, en fonction de la structure de son économie, de l’ampleur de la crise sanitaire et de son statut juridique », la présidente de l’Acciom a formulé de nombreuses propositions issues des consultations des CCI locales, notamment sur les plans de solidarité (harmonisation des conditions d’éligibilité, assouplissement des conditions relatives aux charges fiscales et sociales), sur le prêt garanti par l’État (nécessité d’instruire les dossiers plus rapidement et de manière simplifiée, assurer une garantie à 100%) ou encore le chômage partiel (aide aux collectivités du Pacifique au financement de dispositifs comparables aux départements, mettre en œuvre plus largement la possibilité pour l’État de le payer directement aux salariés).
Carine Sinaï-Bossou a particulièrement pointé le secteur du tourisme et des secteurs indispensables à son activité (transports, restauration, commerce...) considérant qu’ « il est indispensable de pouvoir maintenir le secteur touristique au-dessus de sa ligne de flottaison au moins jusqu’à la fin de l’année, au risque sinon de provoquer une réaction en chaîne dans la plupart des économies ultramarines». Le soutien aux compagnies aériennes devra aussi être massif, dit-elle.
La présidente de la CCI a plaidé pour des aides à l’investissement et des abattements de charges à visée stratégique afin de soutenir en priorité les industries de santé ou encore les secteurs industriels productifs (bois, mines, agroalimentaire...). À cette fin, elle a annoncé aux sénateurs le lancement par l’Acciom d’une étude sur la relance des économies ultramarines après la crise.

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