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élisabeth Lama,chargée de coopération culturelle à la CTG

« Un nouveau souffle culturel dans la zone Amazonie-Caraïbe »

Mercredi 20 mars 2019
« Un nouveau souffle culturel dans la zone Amazonie-Caraïbe »
Elisabeth Lama - Marlène CLEOMA

Parallèle 5, manifestation qui se tiendra jeudi et vendredi à la CTG, s’inscrit en droite ligne des orientations de la Décennie culturelle proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2012, visant à créer de nouvelles articulations entre « diversité culturelle » et « valeurs universelles ».

Quelles ont été les grandes dates, en Guyane, de cette décennie initiée par les nations Unies ?

C’est la première grande date en Guyane à ma connaissance, le premier événement qui s’inscrit dans cette démarche de rapprochement des cultures. Cette démarche fait suite à une réflexion menée quand il a été question de reprendre ou non la collaboration avec le Suriname et le Guyana concernant l’organisation du festival Interguyanes. La Collectivité a opté pour la création d’un espace de réflexion sous forme de forum, de colloque autour de sujets communs. Cela donne Parallèle 5, dont le nom fait écho à la revue éditée dans les années 1950 par Michel Lohier ainsi qu’à la situation géographique de la Guyane. Inscrire Parallèle 5 dans le cadre de cette décennie était opportun !

De nombreux intervenants, de différents horizons et dans des domaines tels que la littérature, la danse, la musique, le cinéma, vont animer conférences et tables rondes. Quels sont les objectifs de Parallèle 5 et du « Faire culture ensemble » ?

Des invités (*) viennent de Trinidad, de Martinique, de Guadeloupe, de Cuba, de la République Dominicaine, du Canada. Des vidéos ont été envoyées des Bahamas, de Toronto... L’événement est perçu comme précurseur en matière de coopération culturelle et innovant dans la démarche. Les objectifs de ce rassemblement sont donc de se connaître mieux et de poser les bases d’un réseau des acteurs en matière de culture, d’avoir un aperçu des pratiques dans la région. Il s’agit aussi de comprendre les défis et enjeux sociétaux, économiques et culturels auxquels nous sommes confrontés. Le premier est celui de la circulation des œuvres et des artistes. Ensuite vient la langue puis la question géopolitique et, bien sûr, la question des droits culturels. Nous vivons des temps bouleversés et il est important de bien comprendre les enjeux de ces bouleversements sur nos libertés, nos droits fondamentaux et nos modes de coopération. Concernant les droits culturels, il faut mentionner l’importance qu’il y a à les introduire ici en Guyane après quatre ans d’existence dans la loi. Il est primordial que ces questions de droits fondamentaux soient prises en compte, et la collectivité au regard de ces droits et de ses compétence détient une responsabilité qui lui est conférée par cette loi. La conférence donnée par la sénatrice présidente de la commission culture et éducation du Sénat qui a porté ce projet de loi et les a fait voter en 2015 sera instructive pour tous.

Qu’attendez-vous de ce grand rapprochement et de tous ces échanges ?

Nous souhaitons que ces deux journées de réflexion permettent de définir des contours favorables à l’émergence d’un nouveau souffle dans nos relations avec les pays de cette zone Amazonie-Caraïbe.

Propos recueillis par Christine GUICHARD

(*) Les 21 et 22 mars , la Collectivité Territoriale de Guyane réunit des responsables du monde politique, universitaire et culturel, de l’Hexagone, des trois DFA (Guyane, Martinique, Guadeloupe), des pays du plateau des Guyanes (Suriname, Brésil, Guyana), et des îles de la grande Caraïbes (Saint-Domingue, Haïti, Cuba, Trinidad, Bahamas) pour réfléchir ensemble à un nouveau type d’échange culturel et de coopération.

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2 commentaires

Vos commentaires

alfredo 21.03.2019
La France parjure des droits culturels

Effectivement madame Lama ne pouvait faire que dans l'ambitieux et c'est tout à son honneur:; elle apprendra juste que l'exécutif de la CTG, à force de faire semblant de ratisser large ( coopération interculturelle qui n'a même pas de dénominateur commun avec les pays cités, sans parler d'une absence totale de dessein de relations internationales dans notre région, malgré un cadre légal contraignant. Seule l'Université de Guyane- grâce à des prérogatives propres et surtout des femmes et hommes clairvoyants, n'y y acheminé doucement.En vérité les droits culturels ne pouvaient qu'obliger l'exécutif de la CTG à interpeller l'ONU sur le non respect par la France des chartes et conventions internationales dont elle est signataire. Après, tout n'est que baratin qui va décourager les meilleures volontés comme celle de Madame Lama

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Paassy 20.03.2019
Faire culture ensemble ? Vraiment ?

Encore une fois, la Guyane tourne le dos à l'Amazonie pour se focaliser que vers la zone Caraïbes.
On a le sentiment que l'orientation culturelle de la CTG n'est vue que sous le prisme des cultures de l'héritage colonial des afro-descendants créolisés.
2019 est déclarée par l'ONU année des langues Autochtones, mais la CTG ne fait strictement rien pour honorer le patrimoine historique du territoire.
Y-a-t-il un apartheid culturel ? On peut vraiment se poser la question.

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