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UN NOM, UNE HISTOIRE

Rorota, réserve d’eau de Cayenne

Mercredi 21 Juillet 2021 - 13h13
Rorota, réserve d’eau de Cayenne

Jusqu’en 1886, la ville de Cayenne se fournissait en eau à ses puits, dont tous n’étaient pas réputés potables.

Jusqu’en 1886, la ville de Cayenne se fournissait en eau à ses puits, dont tous n’étaient pas réputés potables. Beaucoup de maisons possédaient en leurs cours intérieures des citernes destinées à recueillir l’eau pluviale ; certaines sont encore visibles. Rapidement, devant l’accroissement de la population, il devint évident que ce système archaïque devait être remplacé par un approvisionnement plus sûr et plus régulier. Le gouverneur Hennique, dès 1865, entreprit l’acquisition d’un terrain sur le mont Mahury, terrain enfermant un lac au lieu-dit Rorota, lequel constituait une excellente réserve.

Les choses allèrent leur train administratif qui déboucha, enfin, sur l’inauguration de plusieurs fontaines à Cayenne. La population cayennaise pouvait désormais se ravitailler en une eau pure et abondante sans crainte de pénurie. Bien entendu, le gouvernement institua une redevance. Des actes de vandalisme furent perpétrés, les faits ne sont pas nouveaux, une brigade de surveillance des conduites fut instaurée. Les premiers robinets, une vingtaine, furent branchés en 1894 chez les pompiers. L’année suivante, les abords du lac furent maçonnés. Il fallut attendre 1904 pour voir fonctionner le premier système de filtration. Nous sommes loin des normes européennes.
La lutte contre l’incendie était un argument déterminant pour la mise en fonction du lac du Rorota. Cependant, lors du grand incendie de 1888, il ne servit pas car il était presque vide. L’ingénieur responsable, craignant un débordement dû à la proche saison des pluies, avait ouvert les vannes. Cette année-là, la saison des pluies fut inexistante.

 
UN NOM, UNE HISTOIRE
PLONGEZ AU CŒUR DU PATRIMOINE GUYANAIS
 
En 2008, France-Guyane lançait une nouvelle rubrique intitulée « Un nom, une histoire » . L’idée n’était pas alors de refaire l’histoire exhaustive de la Guyane, mais de zoomer, par touches successives sur des instants ou des destins, des évènements et des hommes, qui ont fait du pays ce qu’il est aujourd’hui. Plus de 250 chroniques quotidiennes ont été publiées par France-Guyane. Elles ont ensuite été éditées en trois tomes chronologiques, toujours en vente aujourd’hui en librairie, par les éditions Orphie. Chaque semaine, retrouvez des extraits de ces chronique dans notre nouvel hebdomadaire et plongez ainsi dans l’histoire du péyi Guyane !
 
 

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