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Culture

Théâtre: avec « Pinocchio », les étudiants du Dupma de Saint-Laurent se montrent au public

Samuel Zralos Jeudi 21 Janvier 2021 - 22h01
Théâtre: avec « Pinocchio », les étudiants du Dupma de Saint-Laurent se montrent au public

La première promotion de comédiens formés par Kokolampoe et l'Ensat joue la pièce de Joël Pommerat à Saint-Laurent et prochainement à Macouria pour montrer l'étendue de son travail, malgré le Covid-19, qui a forcément affecté le déroulé des cours.


Ils sont dix étudiants, entre rires et nervosité, à se rassembler au camp de la transportation ce jeudi en fin d'après midi. Dans moins de deux heures, ils vont y donner la première de trois représentations de Pinocchio de Joël Pommerat, mis en scène par Ewlyne Guillaume, dans des décors - qui évoquent les carbets bushinengue - créés par Serge Abatucci et son équipe. A quelques dizaines de mètres de là, se dressent les deux cases de la compagnie Kokolampoe, où ils ont suivi leur formation.

« C'est intéressant de travailler sur un auteur contemporain et sur une pièce tous publics, de façon à ce qu'ils puissent être préparés » à tous types de spectateurs, commente Ewlyne Guillaume, qui supervise leur formation depuis la rentrée 2019.

La pièce a aussi l'avantage de défendre l'enseignement dans un territoire où « beaucoup subissent l'école », salue Augustin Debeaux. A 29 ans, il est l'un des étudiants les plus âgés. Déjà professionnel par ailleurs, sa formation à Saint-Laurent est une façon de « de revenir sur ses lacunes et confirmer ses acquis ». Alors qu'il ne lui reste plus qu'un mémoire à terminer et un stage à effectuer, il ne retient « que du positif » de ses cours.
Des classes qui ont du s'adapter à la pandémie

Ce, malgré le Covid-19, venu comme partout ailleurs perturber le bon déroulement des choses. Bien sûr, « il y a eu des complications par rapport à la venue d'enseignants. Malgré tout, on a pu suivre des enseignements à distance », relativise le quasi-trentenaire. Il regrette tout de même la « jauge plus petite » - 30 personnes seulement - imposée par les règles en vigueur pour leur spectacle de fin d'études, mais souligne que les étudiants ne se sont « pas découragés, [sont] restés mobilisés ».

« On est une petite équipe, on s'adapte », raconte Ewlyne Guillaume. « Certains enseignements se sont fait à distance, par Zoom, y compris avec des comédiens en Tunisie ; la période du premier confinement a été consacrée à l'écriture des Mémoires. » A ses yeux « le covid a juste transformé le calendrier ».

Matilda Pierre, étudiante à l'énergie communicative, est plus nuancée. A 22 ans, elle regrette de ne pas avoir pu passer autant de temps que prévu sur scène, car « être posée derrière un écran ne définit pas [son] art ». La période lui a « un peu mis le doute, dans le sens ou sans empreinte de la scène [elle se sent] perdue », mais sa flamme est heureusement restée intacte, grâce au « soutien » des formateurs.

La jeune femme, adepte autant du slam que du stand-up a trouvé dans cette année compliquée la confirmation de sa voie professionnelle. Et a un message à tous ceux qui dénigrent les arts dramatiques : « Ne découragez pas ceux qui ont envie de le faire. Que toute personne qui veut faire du spectacle puisse se dire "je vais essayer jusqu'au bout" ».

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