• Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
Cinéma / Saint-Laurent du Maroni

Saint-Laurent du Maroni: les musiques de films s'invitent au village chinois

Samuel Zralos Mercredi 7 Octobre 2020 - 20h51
Saint-Laurent du Maroni: les musiques de films s'invitent au village chinois
Atelier cinéma et musiques de films au village chinois de Saint-Laurent du Maroni, le 7 octobre 2020. - Samuel Zralos

Des enfants du village chinois de Saint-Laurent du Maroni ont participé à un atelier de découverte des musiques de films, animé par une compositrice.

15h ce mercredi, au carbet des associations du village chinois de Saint-Laurent du Maroni. 6, 8, puis 10 enfants du quartier, âgés de 8 à 13 ans, s'installent sur des chaises en plastique, face à un visage vidéoprojecté sur le mur. Celui d'Elizabeth Anscutter, compositrice de musiques de films, en visioconférence depuis Paris. A l'initiative de l'Atelier vidéo et multimédia (AVM), ces quatre filles et six garçons du quartier vont être initiés pendant une grosse heure à l'importance de la musique dans un film.

Organisée dans le cadre de Passeurs d'images, en parallèle du Fifac , la séance débute par des présentations timides et quelques demandes de répétition, les contraintes d'une formation à distance évidentes. Mais très vite, la formatrice présente des courts métrages animés et la timidité du groupe semble s'envoler.

Certains films semblent avoir plus de succès que d'autres, comme celui sur un agneau adolescent, qui fait beaucoup rire l'assemblée. Surtout, au fur et à mesure des explications, les enfants rassemblés participent de plus en plus, les échanges se font plus rapides, plus naturels. Elizabeth Anscutter montre à son public comment une ambiance sonore soutient la narration, même sans paroles, ou comment changer une musique modifie toute la tonalité d'une scène.

Les enfants et elle « parlent ensemble » de ce qu'ils voient et surtout entendent, entre exercices ludiques, visionnage de dessins animés et pédagogie. Une initiation à l'image et au son importante parce « la plupart des jeunes ont une profusion d'images dans leur téléphone portable, mais n'ont pas forcément les clés pour les comprendre », explique Vanina Lanfranchi, directrice d'AVM. « Aujourd'hui, ils comprennent que la musique de films amène de l'émotion. L'atelier montre aussi qu'un film se fabrique et nécessite plein de métiers différents. »
Apporter le ciné aux plus jeunes

Par ailleurs, les enfants présents ce mercredi « ne sont pas forcément un public qui serait venu au Fifac » spontanément, continue-t-elle, « il aurait peut-être fallu les transporter ». D'où l'idée d'organiser l'atelier directement dans leur quartier, au carbet des associations.

Et « ça n'a pas été difficile » de motiver les préados du village chinois affirme Eric Abese, médiateur au carbet des associations, qui leur a présenté l'atelier. Il a malheureusement du opérer une sélection, pour respecter les consignes sanitaires, avec un maximum de dix participants.

Les enfants du quartier « veulent connaître les signes, les codes du cinéma » juge le salarié de la structure, en prenant ses collègues à témoin. Ce n'est pas Fransistone, 13 ans, qui va le contredire. Souriant sous son masque, le jeune homme « aura envie de refaire » l'atelier l'année prochaine.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire
Sur le même thème
3 commentaires
A la une
1 commentaire
2 commentaires

Vidéos

Voir toutes les vidéos