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France Zobda, productrice

« On a écrit une série urbaine qui se passe ici »

Propos recueillispar Angélique GROS Mercredi 31 Juillet 2019 - 03h20
« On a écrit une série urbaine qui se passe ici »
France Zobda, productrice de Meurtre à Cayenne - Kathryn Vulpillat

France Zobda, productrice chez Eola Prod produit le téléfilm Meurtre à Cayenne, en tournage en Guyane jusqu’au 13 août. Elle a accepté de revenir sur la genèse du projet.

Comment ce projet a-t-il débuté ?

Il y a deux ans, lorsqu’il y a eu cette collection de Meurtre à… dans toutes les régions de France métropolitaine, je suis allée voir France télévision pour leur dire que nous aimerions faire des Meurtres à… en département et Outre-mer. Ils m’ont expliqué qu’il fallait que ça reste dans une économie de budget… Ce à quoi on a répondu qu’on savait produire Outre-mer et le premier que je leur ai proposé c’était Meurtre en Guyane. Le problème, à ce moment là, c’est qu’il y avaient déjà les séries Guyane et Maroni en tournage. J’ai donc proposé Meurtre en Martinique. Ça a eu beaucoup de succès et l’audience a donné raison au fait qu’on a, nous aussi, une originalité dans les Dom. On a aussi fait un film à la Réunion qui s’appelle La malédiction du volcan qui est dans les même codes et devrait sortir d’ici la fin de l’année.

Pourquoi Meurtre à Cayenne plutôt que Meurtre en Guyane ?

On ne voulait pas être sur les mêmes plate-bandes que la série Guyane et Cayenne car on voulait montrer la Guyane urbaine, faire un polar urbain et ne pas toujours être sur les pirogues, le fleuve. Il y a une partie sur la culture amérindienne car on a quelque chose qui se passe à Awala. Il y a un rapport avec la pharmacopée et la biodiversité mais on a aussi le côté urbain. Je voulais montrer la place des Palmistes, le fort Cépérou mais aussi Cayenne, pour que la ville aussi soit un personnage. J’avais envie de montrer que la Guyane ce sont aussi des gens qui vivent au quotidien avec les mêmes enseignes que dans l’Hexagone et qu’il n’y a pas que la drogue, il y a aussi des gens qui vivent normalement !

Vous vous-êtes tournée vers Marc Barrat pour réaliser ce film…

Oui, la chance qu’on a c’est qu’on a réussi à proposer et imposer à France télévisions un réalisateur d’origine guyanaise qui est Marc Barrat. Il a cette sensibilité dans la recherche des décors, il nous a emmené dans des endroits où on serait pas forcément allés, il connaît les gens… La sauce prend mieux car il y a quelqu’un qui est du cru et son empreinte va donner une dynamique et une couleur beaucoup plus réalistes.

On parle souvent de la Guyane par rapport à sa criminalité avait-on besoin d’un téléfilm Meurtre à Cayenne ?

C’est une collection qui n’est pas lié à Cayenne. On aurait pu s’en passer mais ça aurait été dommage pour la Guyane de ne pas être dans les Meurtres à… Il y a eu toutes les régions de France métropolitaine, on a fait la Martinique, la Réunion, il y en a un qui est prévu à Tahiti et un autre en Nouvelle-Calédonie et on vient de m’en proposer un à Saint Barth et à Saint-Martin. Si on veut vraiment avoir une visibilité un samedi soir à 20h30, ça fait partie des codes. Tout le monde est content d’avoir Meurtre au paradis en Guadeloupe donc à un moment donné soit on rentre dans les codes du polar parce que c’est ce qui fonctionne soit on ne veut pas. Moi je me bat pour la visibilité de nos Outre-mer donc j’essaie de rentrer dans les collections qui existent pour qu’on soit vus dans le monde entier.

Quand pourrons-nous voir Meurtre à Cayenne ?

Au 1er semestre 2020 sur France 3. On saura la date exacte environ un mois avant et je pense qu’on fera une avant-première ici.

Comment gérez-vous les surcoûts de productions ?

Quand on va tourner en Outremer, on nous donne les mêmes moyens que si on était à Paris mais on y arrive car nos collectivités jouent le jeu. La Guyane, par rapport à la Martinique ou la Réunion par exemple, a un peu moins d’argent mais ce qu’on essaie de leur dire c’est de s’ouvrir un peu plus aux Commissions du film par exemple pour trouver plus de moyens afin d’attirer des tournages. D’autant qu’un tournage, ça génère des retombées pour le territoire. Généralement un téléfilm c’est un budget de 1,4 million ou 1,5 million. Nous après on va chercher des financements car le budget global peut monter à 2 millions maximum.

Nourrissez-vous d’autres projets en Guyane ?

On a écrit une série urbaine qui se passe ici et on l’a proposée à France télévisions et à une plateforme numérique. On attend la réponse en espérant qu’on puisse faire quelque chose d’ambitieux et montrer la Guyane sous divers aspects !


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1 commentaire

Vos commentaires

Betty12 13.08.2019

Quelle honte!
Une réalisatrice extérieure qui encourage nos chers élus et agents qui sont sensés valider les actions intéressantes pour la guyane que "Oui", il faut s ouvrir à l exterieur.
Que "oui", ce pays qui s' appel la guyane a du potentiel.
Ce n est pas tout de faire le beau, la belle à la tv ou dans les rues de Cayenne.

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