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Le touloulou d’hier et d’aujourd’hui

Jeudi 16 janvier 2020
Le touloulou d’hier et d’aujourd’hui
Touloulou d'aujourd'hui avec Marie-Line CestoBrachet - DR

L’exposition consacrée au carnaval, proposée par Marie-Line Cesto-Brachet, en partenariat avec la mairie, a ouvert ses portes le 8 janvier à Matoury. Elle est visible jusqu’au 26 février au centre d’art Abel Adonaï à Matoury. Lors du vernissage, un défilé de touloulou a ouvert la soirée animée par le groupe Zouti et la chanteuse Caroline Rupert. L’événement s’inscrit dans la droite ligne de l’action menée par Monique Blérald, présidente de l’observatoire régionale du carnaval de Guyane. Et ce dans le but d’inscrire le touloulou au patrimoine immatériel de l’Unesco.à noter qu’une conférence consacrée à la partie historique de cette exposition est programmée le 22 janvier à l’hôtel de ville de Matoury. Elle sera animée par Monique Blérald et Armand Hidair / photos Serge RAVIN

Touloulou d'antan entre jé farin'et les balayeuses des rues - DR


Henri Egalgi et Brunel Boutrin vice-président de l'Observatoire du carnaval de Guyane présentent le trophée reçu par Henri Egalgi lors de son séjour au Bénin en décembre 2019 dans le cadre du projet d'inscription au patrimoine de l'Unesco du touloulou, personnage du carnaval guyanais. - DR
« Touloulou en robe, touloulou en pantalon, c’est toujours touloulou »
Marie-Line Cesto-Brachet, atelier Marly

Marie-Line CestoBrachet -

« Je suis allée en Belgique et tout récemment au Bénin avec Monique Blérald pour présenter ces personnages justement pour la partie internationale de l’inscription du touloulou au patrimoine immatériel de l’Unesco. Au Bénin il y avait les commissaires et les inspecteurs de l’Unesco. Tout ce que je fais c’est pour la préservation, la valorisation et surtout la reconnaissance du touloulou au patrimoine immatériel de l’Unesco. Beaucoup de gens ne voient dans le touloulou que les bals masqués du samedi soir. Ceux-ci ne sont qu’un aspect du touloulou. Il faut savoir qu’autrefois les gens dansaient avec les costumes traditionnels du touloulou. Ils pouvaient danser le samedi soir en zonbi barillo ou aller le dimanche après-midi dans les rues avec ce costume. Touloulou en robe, touloulou en pantalon, c’est toujours touloulou, du moment que tu es anonyme, que tu es couvert et que tu es surtout masqué. Mon travail consiste à dire aux gens que le carnaval de Guyane n’est pas seulement un carnaval de bals où on vend des tickets, on ne peut pas empêcher çà et puis c’est l’un des aspects économiques et touristiques mais il n’y a pas que ça. Il faut rechercher les racines du carnaval et surtout le valoriser, le préserver. Beaucoup ne savent pas ce qu’il de passe. Du moment qu’on a ouvert les dancings pour eux c’est le carnaval. Il n’y a pas que ça. Avec l’association la Pompadour et des personnes bénévoles nous avons monté cette exposition pour rappeler ce qu’est le touloulou. Avec Alain Anicet nous avons fabriqué les mannequins et habillé les personnages. »
 
« Le patrimoine est un enjeu »
Serge Smock, maire de Matoury

Serge Smock, maire de Matoury - Serge Ravin

« A Matoury, nous avons fait de l’action culturelle une priorité au même titre que l’action éducative. Dans le domaine culturel il nous appartient de maintenir dans notre patrimoine cette valeur que nous avons, s’agissant du carnaval. Lorsque l’association La Pompadour m’a demandé un partenariat pour réaliser cette exposition je savais déjà qu’il y avait là un projet de qualité. Je suis d’autant plus ravi que ça se passe à Matoury. La commune est très attractive par divers aspects et attire beaucoup de familles qui viennent s’y installer et construire leur résidence mais beaucoup de personnes utilise la salle d’exposition Abel-Adonaï pour faire valoir le patrimoine culturel guyanais et j’en suis vraiment fier. Le patrimoine est un enjeu plus que jamais d’actualité parce qu’il touche le clan de notre identité et ça c’est très important. Et quand nous avons des personnes qui agissent pour préserver et pérenniser ces activités culturelles je me dois de les féliciter et les encourager… C’est un bon lancement pour cette période carnavalesque qui va durer quelques semaines. »
« Maintenant il faut être chic »
Gaby, Matoury

Gaby -

« Le carnaval d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier. Bien sûr il a évolué, en bien et en mal. Les costumes qui ont été présentés sur le parvis de la mairie sont très beaux. Avant il n’y avait pas toutes ces dépenses. Maintenant il faut être chic, sinon vous n’êtes pas dedans, vous restez au bord de la route. La musique aussi a changé dans les salles de bal… sè dérayé. Bougé a tro bokou. Yé ka dansé mazurka a piké jouk, la valse a piké jouk, tout’bagaj a piké jouk. Avan nou té ka présenté nou costume, aprésan pa gen sa. Pendant le carnaval de rue on passait de partout, maintenant la parcours est délimité et les groupes sont organisés. On n’avait pas besoin de faire partie d’une association pour sillonner les rues en étant vêtu en touloulou. On se pavanait seul ou en groupe avec quelques amis. »
 

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