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Saint-Laurent du Maroni / Patrimoine

Le patrimoine en fête ce week-end

Samuel Zralos Jeudi 17 Septembre 2020 - 14h13
Le patrimoine en fête ce week-end
Des visiteurs au CIAP, lors des journées européennes du patrimoine 2019. - Ville de Saint-Laurent du Maroni

Du 18 au 20 septembre, les journées du Patrimoine sont l'occasion pour petits et grands de découvrir leurs villes. A Saint-Laurent du Maroni, des visites et des projections sont organisées, ainsi que des activités pour les scolaires.

Comme chaque année, les Journées européennes du patrimoine prennent place de vendredi à dimanche. Covid-19 oblige, les visites se feront en petit groupes, de 10 personnes ou moins.
Vendredi, visites scolaires et vernissage

Ainsi demain, à Saint-Laurent, les deux classes qui participent aux activités pour scolaires seront chacune séparées en trois. Les uns participeront à un atelier de découverte des chants et de la musique créole avec l'association Gwiyan x Projèkt, les autres à la création de jeux du diable Kali'na ou à une visite guidée du camp de la transportation et du Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine (CIAP), le musée du camp.

Pour les plus grands (ou non !), le CIAP accueille vendredi à 18h30 le vernissage de l'exposition «Tan fè tan : dessins de Guyane», de Marion Chombart de Lauwe. Une oeuvre exposée un mois, issue des deux résidences de l'artiste à Saint-Laurent avec l'association Kokolampoe. Ou plutôt, des « interstices », des instants de pause de son travail, explique Juliette Guaveia, médiatrice au CIAP. Une exposition au « temps figé » en forme d'avant goût : la dessinatrice revient à Saint-Laurent mi-octobre, pour une résidence au CIAP.
Le week-end, visites...

Samedi matin, de 9h à 12h, l'association Maroni Lab propose de faire découvrir aux visiteurs l'histoire de certains des quartiers spontanés de la ville. « Le patrimoine, c'est ce qu'on hérite de nos ancêtres. Les quartiers informels sont une des façons dont Saint-Laurent du Maroni a contribué à évoluer, à se transformer. C'est aussi ça qui façonne la ville, » explique Juliette Guaveia.

Dans le même temps, les badauds au camp de la transportation pourront visiter gratuitement le CIAP et tenter une opération inédite, la « visite murmure » du camp. Un parcours « surprise, différent », lâche seulement la médiatrice du CIAP, qu'on nous promet « surprenante ». On n'en saura pas plus, avis aux curieux ! Et si vous n'êtes pas disponibles samedi matin, la visite est renouvelée dans l'après midi et dimanche matin.

Les saint-laurentais qui préfèrent savoir à quoi s'attendre pourront eux visiter la réserve du CIAP, c'est à dire là où dorment les pièces non exposées habituellement. Avec une particularité de celle de la ville, installée dans le quartier de la réclusion : les objets y sont conservés dans un blockhaus. On y trouve « beaucoup d'objets transformés, beaucoup de créations de bagnards, même des tableaux, des peintures, créés sur tout ce qu'ils trouvaient », détaille Juliette Guaveia. Et, sur un large espace, « il y a aussi la guillotine du bagne, en morceaux, conservée là pour le moment ».

Ils pourront alternativement découvrir les techniques de restauration du patrimoine historiques aux côtés de Pascal Estrela, responsable des travaux et chantiers du patrimoine de la ville. « Passionné et passionnant, il montre l'ingéniosité du bâti de l'époque du bagne, mais aussi la volonté humaine de dépasser les obstacles », s'enthousiasme la médiatrice du CIAP.
...Vernissage et cinéma

Samedi soir, après toutes ces balades culturelles, les intrigués pourront retourner au CIAP, pour le vernissage de l'exposition « Le peuple du bagne : l'histoire d'un recyclage », d'Edson Ferreira de Moraes. Des créations entièrement en matériau recyclés qui « s'intéresse aux bagnards, afin qu'on les regarde autrement, qu'on se questionne sur leur histoire ».

Comme la veille, ils auront aussi le loisir d'aller voir quatre courts métrages de 2016, réunis sous le nom « Histoires Wayana : le temps du changement ». Des films réalisés par des professionnels de l'extérieur associés « à tous les niveaux » avec les populations concernées. Une séance précédée d'un clip musical réalisé par des élèves du collège Paul Jean-Louis avec l'aide de l'association AVM, sur la mémoire de l'esclavage.

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