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Thaïzen Ringuet, réalisateur d’Amour Kréyol

« Le patriarcat est très présent dans la vision créole »

Propos recueillis par Marlène Cléoma Jeudi 14 Novembre 2019 - 03h05
« Le patriarcat est très présent dans la vision créole »
Amour Kréyol, ce soir à l'Eldorado - DR

Réalisé par Thaïzen Ringuet, Amour Kréyol est une comédie romantique qui traite des différentes manières d’interpréter l’amour. Le film sera projeté ce soir à 19h à l’Eldorado, à partir de demain jusqu’au 25 novembre à l’Agora et l’Urania. Questions à… Thaïzen Ringuet.

Comment traduisez-vous l’amour kréyol ?

Dans ce long métrage, il y a quatre personnages principaux et des personnages secondaires. Chacun des personnages du film va vivre sa relation amoureuse d’une manière différente. Les relations sont liées mais ils ont une vision différente sur la vie en couple et le célibat. 

Mais encore...

Cela reflète la manière dont on gère les relations en Guyane et dans les caraïbes. Il y a une philosophie différente. Si je peux faire une généralité, nous savons que les antillo-guyanais ne semblent pas très proches de la monogamie (rires). Il y a beaucoup d’hommes créoles qui ne sont pas monogames, le patriarca est très présent dans la vision créole.

 

Qui sont les acteurs de cette production ? 

Nous avons fait appel à des Guyanais : Adams M’Backe, Yannick Elfort, Christelle Terrine, Mickaelle Dorville pour les personnages principaux.

Y a-t-il un message que vous voulez faire passer à travers ce film ? 

Oui, le message n’est pas visible dans le film, c’est une vision extérieure de notre communauté. C’est pour avoir une vue sur nous-mêmes. Je trouve que beaucoup de films qui parlent de la Guyane, traitent principalement d’orpaillage, de prostitution, de drogue, etc. Nous ne voyons que très rarement le quotidien d’un Guyanais lambda. Qu’importe le film, j’apprécie, mais je ne me sens pas forcement concerné par les sujets abordés.  Nous avons voulu retranscrire ce que nous vivons et le mettre en valeur. 

Ce n’est pas votre première production, que nous réservez-vous pour la suite ? 

En 2020, avec Tawara production en co-production avec Guyane La 1ère, à nouveau, nous souhaitons si possible sortir un film dramatique. Ce film traduirait des écarts de richesse qui touche la Guyane. Comment des personnes qui se fréquentent dans la vie de tous les jours arrivent à perdurer. 

Et vous, vous laisseriez-vous tenter par l’amour à quatre ? 

(Rires) Je serai mitigé, mais c’est une aventure qu’il faut vivre.

Propos recueillis par Marlène Cléoma

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2 commentaires

Vos commentaires

Directrice 14.11.2019

Et aussi "Ce film traduirait des écarts de richesse qui touche la Guyane": toucheNT.

Je veux bien soutenir France Guyane, mais par pitié arrêtez de massacrer syntaxe et orthographe !

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m&ms 14.11.2019
oh non !

"Patriarca" !!! Mais mdrrrrrrr

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