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GUYANE

Le cinéma guyano-brésilien à l'honneur à l'occasion du festival "La toile des Palmistes" début novembre à Cayenne

Samir MATHIEU Mercredi 21 Octobre 2020 - 14h34
Le cinéma guyano-brésilien à l'honneur à l'occasion du festival "La toile des Palmistes" début novembre à Cayenne
La 4e édition de "La toile des Palmistes" aura lieu début novembre à Cayenne. Parmi les films projetés "Les choses simples" du jeune réalisateur Quentin Furic. - DR

C'est un bel événement culturel qui se profile au début du mois de novembre à Cayenne. Les 5,6, 7 et 8 novembre prochains, aura lieu le 4e festival "La Toile des Palmistes", organisé avec la G-cam et le collectif Lova Lova. Un festival qui met à l'honneur cette année le cinéma guyano-brésilien. La sélection des films projetés vient d'avoir lieu. L'affiche vient d'être publiée cette semaine. Parmi les films en compétition "Les choses simples" un court-métrage signé Quentin Furic, et qui est un trait d'union entre les générations mais aussi entre la Guyane et le Brésil. Rencontre.

C'est l'un des rendez-vous culturels de cette fin d'année en Guyane. La G-cam de Marc Barrat, et le collectif Lova Lova (emmené par Quentin Chantrel et Léa Magnien) organisent la 4e édition du festival "La toile des Palmistes". Ce rendez-vous aura lieu les 5, 6, 7 et 8 novembre prochain, sur la place des Palmistes à Cayenne et mettra à l'honneur le monde du cinéma guyanais mais aussi, et c'est une spécificité cette année, celui du Brésil.

Ce festival propose aux habitants de toute la Guyane, une rencontre festive au coeur de la ville de Cayenne et en plein air, autour du court-métrage de fiction, du documentaire et du clip. En deux soirées, les spectateurs pourront voir l’ensemble des productions les plus marquantes réalisées au cours des deux dernières années par la nouvelle génération de réalisateurs guyanais et d’ailleurs. Le festival se fixe ainsi quatre objectifs : attirer un large public de non avertis, proposer des oeuvres de qualités, créer une ambiance festive en plein air et favoriser les échéances entre le grand public et les professionnels.
Un lieu de rencontres et d'échanges 

Ce festival sera un véritable lieu de rencontre et d'échanges avec le milieu du 7e art Guyanais et Brésilien. Seront ainsi diffusés des clips musicaux. C'est le secteur le plus prolifique en Guyane. Ce genre permet aux artistes de mettre en image leurs chansons pour améliorer la promotion de leurs oeuvres. Et ces clips montrent notre région. Les courts-métrages seront aussi valorisés et projetés. Ces quatre dernières années, plusieurs réalisateurs guyanais et un réalisateur martiniquais ont produit des courts-métrages dans notre région. Ce format est souvent un tremplin pour le long-métrage. À travers leurs différents regards, ces réalisateurs racontent la Guyane. Ce sont des films qui sont censés parler au plus grand nombre.


La 4e édition de "La toile des Palmistes" aura lieu début novembre à Cayenne. Parmi les films projetés "Les choses simples" du jeune réalisateur Quentin Furic. - DR

La sélection des films projetés vient d'être faites récemment. Parmi les oeuvres sélectionnées, on retrouvera le film "Les choses simples" du réalisateur Quentin Furic, que nous avons rencontré et qui nous a parlé de sa démarche, de son parcours et de son oeuvre. Le jeune de 25 ans fourmille de projets, comme vous allez le découvrir ci dessous.

Enfin, les documentaires seront aussi mis en avant. Qu'ils soient liés à la société, à la culture ou à différentes problématiques du quotidien, ce genre est celui qui attire le plus de tournages chaque année en Guyane.

Le festival sera enfin un espace de rencontres avec les réalisateurs, les scénaristes, les producteurs, les chargés de production, cameramen, comédiens, photographes, ensemblière, chef décorateurs, ingénieurs du son, chefs opérateur lumière, techniciens électro-machino, chefs machino, maquilleuses, etc. C'est l'ensemble des acteurs du monde cinématographique qui seront réunis à Cayenne lors du festival. D'autres animations sont prévues à travers un quizz cinéma, à travers un concours de court-métrage où 6 films seront en compétition, et à travers "le clip de la toile". Un film expérimental musical sera tourné pendant l’événement afin de promouvoir la manifestation pour les prochaines éditions. Ce clip permettra de valoriser l’événement au-delà des frontières. L’objectif est de montrer le lieu, le public, l’ambiance, les invités ainsi que les partenaires.

Quentin Furic, 25 ans, est un réalisateur autodidacte, qui présentera "Les choses simples" son premier court-métrage, au festival "La Toile des Palmistes" - Samir Mathieu

Le parcours atypique du jeune réalisateur Quentin Furic
Parmi les réalisateurs présents au festival, il y aura Quentin Furic avec son court-métrage "Les choses simples". Ce jeune cinéaste-photographe de 25 ans a un parcours atypique. Nous l'avons rencontré. Quentin Furic, c'est, avant de devenir un réalisateur de cinéma, un sportif de haut niveau, qui a pratiqué le judo à très haut niveau , jusqu'à ses 18 ans. Un grave accident le privera définitivement de sa passion Quentin Furic avait fait sport étude à Rennes et visait un niveau international dans le cercle très fermé des judokas de haut-niveau. Le Breton a donc eu des choix à faire. Et il s'est orienté vers une école de commerce. Et c'est à ce moment qu'il va s'orienter vers la communication et l'audiovisuel. Quentin Furic a ainsi été dipômé d'un master en communication et marketing digital ainsi que d'un master en événement sportif (Edhec Lille et Inseec Paris). C'est au cours de ces études que le jeune homme deviendra vidéaste et réalisateur. Autodicate, ce sont ces expériences associatives pour la lutte contre le cancer féminin ou encore ses voyages et stages en entreprises (Budapest, Bagkok, Paris ou encore Nice) qui lui ont permis de développer une "passion pour l'image et l'envie de raconter des histoires". Parmi ces voyages marquants, il y a eu celui en Thaïlande, pendant trois mois au sein d'une agence de production vidéo créée par un français installé là-bas. Il a réalisé son premier film avec une Go-Pro et un Iphone. À Paris,Quentin Furic a travaillé avec une entreprise qui l'a fait évoluer pour la première fois sur le système de "Bullet Time" rendu célèbre par le film Matrix.

Son histoire avec la Guyane est récente. Quentin Furic est arrivé en octobre 2018 et c'est de là qu'est né le projet de film. "J'étais venu dans l'idée de me ressourcer" indique le jeune homme, qui a pris goût à la vie guyanaise. Le court-métrage "Les choses simples" est sa première expérience en tant que réalisateur. La première version du film, qui faisait 2'20, a été sélectionnée au célèbre Nikon Film Festival. Cette année, pour le festival "La toile des Palmistes", Quentin Furic a retravaillé son court-métrage qui a été rallongé et fait désormais 7'30''. Cette expérience a été rendue possible grâce à des rencontres, et notamment celle avec Marie-Sandrine Bacoul, qui a réalisé "Les petites du fleuve" mais aussi "Aller sans retour", un spot contre les mules. C'est elle qui l'a accompagné à son arrivée en Guyane et ils se sont lancés dans le projet d'écriture et de réalisation de ce court-métrage. "On a monté une équipe et j'ai choisi le sujet". Etape essentielle pour commencer un projet.

Les deux acteurs principaux : Rubens Santos et Maurilio Nunes, lien entre les générations et les cultures - DR

Un film qui mêle les générations et les cultures

Pour réaliser ce film, Quentin Furic s'est imprégné de la société guyanaise. Il a multiplié les rencontres  sur le terrain "Au début, je voulais écrire sur le cancer au masculin, puis sur la relation père-fils" précise le jeune cinéaste qui a ensuite trouvé le fil conducteur de son oeuvre "la relation grand-père / petit-fils". C'est alors qu'est venu le cast. Et Quentin Furic a recruté Rubens Santos et Maurillo Nunes. C'est le duo qui forme le tandem grand-père/petit-fils dans le film. La moitié du film se passe dans un Ehpad. La chambre a été prêtée par un résident qui s'appelait Jérôme Chong "qui est malheureusement décédé et n'a pas eu le temps de voir le film" regrette le réalisateur. Le reste du film a été tourné au restaurant "Le Far West" qui se situait juste en dessous du bar des Palmistes, et qui n'existe plus aujourd'hui. "Ce projet a été très fort car il nous a réunit autour de la valeur du partage des choses simples" indique tout simplement Quentin Furic. Le synopsis évoque "Alex qui rend visite à son grand-père à l'Ehpad du centre hospitalier de Cayenne. Un lien très fort unis Alex à son grand-père : le lien du sang, de la famille. (...) Alex va tout faire pour montrer à son grand-père que le bonheur est la seule chose qui se multiplie si on le partage". Quentin Furic s'est à la fois inspiré de sa propre vie mais aussi du cadre guyanais pour mettre sur pied ce projet. Maurilio Nunes et Rubens Santos sont aussi un lien fort avec l'autre culture voisine du Brésil. Un film qui rentre en plein cadre pour cette 4e édition du festival, qui met à l'honneur justement le cinéma guyanais mais aussi brésilien. Rendez-vous est donnéé les 5, 6, 7 et 8 novembre, à la place des Palmistes à Cayenne. A noter que certains films seront aussi projetés au cinéma "L'Eldorado".

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