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Saint-Laurent du Maroni / Culture

La science célébrée ludiquement à Saint-Laurent du Maroni

Samuel Zralos Mercredi 11 Novembre 2020 - 18h35
La science célébrée ludiquement à Saint-Laurent du Maroni
Olivier Morel explique la mue des serpents à la fête de la science, à Saint-Laurent du Maroni, le 11 novembre 2020. - Samuel Zralos

A l'occasion de la fête de la science, la canopée des sciences et Manifact ont fait découvrir microscopes et photos de la Guyane aux jeunes du village chinois de Saint-Laurent du Maroni.


Malgré la pluie qui s'en va et revient ce mercredi après-midi, une vingtaine de jeunes du village chinois virevoltent entre les trois stands installés sous une bâche, sur la place du village chinois, le long du Maroni, pour la fête de la science. Olivier Morel, de la Canopée des sciences, montre grosses loupes et microscopes à la demi douzaine d'enfants rassemblés autour de la table. Sous les objectifs, des insectes et fourmis conservés dans des blocs, ou encore une peau de serpent. « C'est vous qui l'avez chassé ? » demande un jeune garçon. L'occasion pour le chef de projet sur Saint-Laurent et ambassadeur de la fête de la science en Guyane d'expliquer à son public la mue des serpents.

Sur le stand voisin, l'équipe du Manifact explique à autant d'enfants - et une adulte entre volonté d'aider et enthousiasme similaire aux plus jeunes - comment découper des logos imprimés pour en faire des autocollants. Filles et garçons écoutent les explications, attroupés autour de leur camarade en pleine découpe, yeux vrillés sur son sticker et front plissé par la concentration.
« Escargot ! Escargot ! »

De l'autre côté de la table, Cyril Dang, se tient devant une curieuse machine, qui fait à la fois de la découpe laser et de l'impression 3D. Comme ses collègues, il est venu « faire découvrir ce qu'est un fablab aux jeunes ». C'est pourquoi ils ont pris leurs machines « les plus portables » pour les montrer directement. Comme une partie des participants sont très petits et parlent pas bien français, le jeune homme essaie d'avoir des explications simples, par exemple sur ce qu'est un laser. « On les intéresse avec des objets de démonstration qui leur parlent. Comme ça ressemble à un jouet, ça les attire, ils sont curieux. »

Mais retenir l'attention d'enfants n'est pas toujours facile : Cyril Dang découvre assez vite qu'une impression d'un dessin en quatre minutes c'est trop long : les curieux sont déjà partis. Il décide donc de passer à des modèles encore plus simples, comme imprimer les prénoms des intéressés. Ses collègues ont plus de facilité, comme en témoigne les cris de la dizaine de jeunes, « Escargot ! Escargot ! » qui résonnent d'un coup sous la bâche, en soutien à la découpe soigneuse d'un sticker de l'animal, qu'un de leurs camarades vient de débuter.
Intéresser la population aux sciences

Cette fête de la science est « là pour montrer importance de la science dans tous les domaines », précise Olivier Morel. Ce mercredi 11 novembre, « l'objectif est vraiment d'avoir les gens du village présents, avoir les jeunes c'est déjà quelque chose ».

Il n'est ici pas question d'apprentissage au sens scolaire, « mais de faire que [les passants] s'intéressent » aux sciences dans leur globalité. C'est aussi pour ça que le trentenaire a souhaité rassembler plusieurs disciplines : robotique avec le fablab, observation de la nature avec des photos de Guyane prises par drone - projetées sur un grand écran de télévision - ou encore chimie avec le stand d'Alan Reguer, qui prépare sous le regard intrigué de plusieurs familles de l'huile essentielle de niaouli.

Alors que la pluie s'éloigne, les stands continuent de se remplir petit à petit. La majorité sont toujours des jeunes, entre amis, mais quelques parents et familles se joignent à l'attroupement, à la satisfaction d'Olivier Morel : « Pour une fête des sciences dégradée à cause du Covid-19, au final elle n'est pas si dégradée que ça ! »

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