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Téléfilm Meurtre à Cayenne

« Il y a ce duo classique de flics mais avec une dimension de comédie »

Propos recueillis par Angélique GROS Mardi 30 Juillet 2019 - 03h15
« Il y a ce duo classique de flics mais avec une dimension de comédie »
Philippe Caroit - Kathryn Vulpillat

Nadège Beausson-Diagne et Philippe Caroit sont les deux acteurs principaux du téléfilm Meurtre à Cayenne, en tournage jusqu’au 13 août en Guyane. Ils tournent aux côtés de 16 comédiens, dont Ricky Tribord et Stanny Coppet, et de quelque 180 figurants. Ils ont accepté de répondre à nos questions.

Comment avez-vous été associés à ce téléfilm ?

Nadège Beausson-Diagne : France Zobda et Jean-Lou Monthieux (les producteurs, ndlr) avec qui j’avais déjà travaillé pour le Family Show avec Firmine Richard, entres autres, m’en ont parlé et j’ai dit oui !

Philippe Caroit : J’avais déjà participé il y a quelques années à un téléfilm de la série Meurtres à… La Rochelle. C’est d’ailleurs le point de départ de certains bagnes car il y a l’île de Ré en face et avec le tournage dans le bagne aux îles du Salut, la boucle est en quelque sorte bouclée. On m’en avait reproposé d’autres mais chaque fois je n’étais pas libre, et là, France et Jean-Lou, que je connais pour avoir joué dans d’autres films qu’ils ont produits notamment Toussaint Louverture, m’en ont parlé il y a quelques mois.

Quel bilan dressez-vous de ce tournage à mi-parcours ?

P. C. : L’équipe est top et les producteurs aussi. Je ne connaissais pas Marc Barrat, mais ça se passe super bien. On avait fait quelques séances de travail avec Nadège à Paris et on a commencé par des décors magnifiques. J’ai déjà tourné au Brésil, au Venezuela, à Cuba, souvent aux Antilles, mais la Guyane je ne connaissais pas du tout. Lors de première balade à Cayenne, j’ai ressenti un peu les mêmes ambiances que j’avais connues à Fort-de-France il y a trente ans, bien que maintenant ce soit très différent…

N. B.- D. : J’étais déjà venue en Guyane à l’occasion du festival Cinamazonia qu’organisaient France et Jean-Lou mais jamais pour un tournage. Je trouve qu’il y a quelque chose d’authentique et de fier ici. Pour moi, qui suis métisse africaine, ça me fait penser à l’Afrique centrale. On a effectivement eu des séances de travail avant avec Marc et j’avais déjà travaillé avec le chef opérateur Étienne Saldès, sur le film Le petit locataire. Là, c’est son premier film comme chef opérateur et je pense que tous les trois, avec Marc, on a un petit challenge personnel et professionnel avec ce film.

Comment avez-vous appréhendé vos personnages ?

N.B.-D. : J’avais déjà joué une commissaire dans Plus belle la vie mais ce que j’aime avec Cassandra c’est qu’elle a quelque chose d’assez écorchée vive. Sous son air très pro, elle est beaucoup plus sensible. C’est aussi ça qu’on essaie de développer avec Marc et Philippe : trouver des petites choses pour développer les personnages, qui ne sont pas forcément écrites, mais qu’on nourrit nous, dans la complicité. Je trouve que, pour une fois, le binôme ce n’est pas juste ils s’aiment ou ils se détestent, c’est plus subtil. Il y a ce que j’appelle de l’humour pudeur, on rie pour ne pas montrer nos sentiments.

P. C. : Oui, il y a l’histoire policière avec le duo classique de flics mais avec unee dimension de comédie. En fait il y a plusieurs strates : la Guyane est très présente. Je pense que les Amérindiens ne se sentiront pas trahis par les images qu’on a tournées à Awala-Yalimapo. Mon personnage est un Guyanais de Cayenne, donc il un regard extérieur par rapport à ça, fasciné et pudique. Alors qu’elle (le personnage de Nadège Beausson-Diagne, ndlr), elle connaît un peu car elle vient de Maripasoula. Il y a aussi cette nature qui est quand même très présente avec l’histoire du bagne d’autant que mon personnage est arrière petit-fils de bagnard. De nombreuses histoires, qui s’inscrivent dans les spécificités de la Guyane, s’articulent directement dans les personnages sans que ce soit du documentaire. Ce qu’on raconte, on aurait pas pu le tourner à Dijon ou même à Fort-de-France.

Est-ce que vous avez des anecdotes de tournage ?

P. C. : J’ai fait une grosse cascade aux îles du Salut. J’ai dû aller voir une ostéopathe ! (...) Je pense que, n’étant pas Guyanais et jouant des Guyanais, c’est une chance d’avoir commencé par des tournages à Awala et aux îles du Salut. Des scènes de commissariat ou d’hôpital on en a tous fait des kilos et le fait que l’on soit nourri de cette Guyane puissante en terme de nature, d’énergie… Je pense que ça va un peu nous imbiber et qu’on va probablement jouer différemment, d’autant que ça nous a tous liés dans l’équipe !

N.B.-D. : Il y a quelque chose que j’ai trouvé assez magique, bien que ce soit un pur hasard, car il y a pleins de comédiens qui jouent dans ce film et que je connais dans la vie comme Stanny Coppet. Il est super sympa et comme il vient d’ici, il fait un peu le guide touristique ! Il y a vraiment une ambiance de troupe qui s’est installée et ce n’est pas forcément comme ça dans tous les tournages.

Philippe Caroit, avez-vous avez pris des cours de danse pour la séquence Carnaval ?

J’ai ça dans le sang ! (Rires) Oui, j’ai pris un peu de cours de danse pour le piké mais dans la scène mon personnage est un peu ivre donc il danse d’une manière un peu étrange ! […] Il y a une autre scène, quand on va chez les Amérindiens, où il y a un rituel de fin de deuil et où mon personnage se met à danser un peu contre son gré. Là, il fallait trouver le bon curseur !

Nadège Beausson-Diagne, que s’est-il passé depuis la sortie du livre, Noire n’est pas mon métierl’année dernière ?

On travaille sur différentes actions concrètes pour essayer de faire changer les choses et moi, je suis à l’initiative du Me Too africain qui s’appelle Même pas peur. J’ai parlé de ce qui m’était arrivé, des agressions sexuelles, sur deux tournages en Afrique. On travaille sur une plateforme pour aider les victimes. Plus on parlera et plus ce sera et dissuasif et ça permettra aux victimes de se reconstruire. Parce qu’il faut d’abord que la parole se libère pour commencer le travail de reconstruction qui passe forcément par un accompagnement psychiatrique ou psychologique. On ne peut pas s’en sortir comme ça mais on peut s’en sortir et c’est ça le message de mon collectif dans lequel il y a France Zobda, Aïssa Maïga, Audrey Pulvar…


Retrouvez notre interview de la productrice du téléfilm, Meurtre à Cayenne, France Zobda, dans une prochaine édition.

Nadège Beausson-Diagne et Philippe Caroit, les deux acteurs principaux du téléfilm Meurtre à Cayenne, sont en tournage en Guyane, jusqu'au 13 août. - Kathryn Vulpillat
Nadège Beausson-Diagne - Kathryn Vulpillat

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1 commentaire

Vos commentaires

Kikiwideguyane 30.07.2019

Ca sent le navet

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