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CULTURE

EN IMAGES : « Résistance » au Fort Diamant

Ayodele GERMA Mercredi 27 Octobre 2021 - 18h14
EN IMAGES : « Résistance » au Fort Diamant
Tony Magne, nouveau président de l’association Jungle Paradise, l’organisateur de cette exposition.

L’exposition « Résistance » a rassemblé jusqu'au 23 octobre le travail d’une vingtaine d’artistes locaux autour du thème du vingtième anniversaire de la loi Taubira. Abel Adonai, Bimo, Gersi Reis, Leely Quenn, Guillaume Legal…

 Au milieu d’une des pièces du Fort Diamant trône une main forte et musclée. Dirigée vers le haut, elle tient du bout des doigts une fine chaine et pointe légèrement au ciel le doigt évocateur du milieu. C’est une œuvre d’Abdel Adonai, l’un des artistes emblématiques de la Guyane.

Une oeuvre de Marie-Claude Aupoint -

« Si on se met devant cette œuvre, on peut voyager très loin. Le fait qu’il tienne la chaine du bout des doigts, il ne la tient pas en pleine main ; c’est rempli de sens. On peut imaginer toutes sortes de connotations. C’est ça qui est excellent. », commente Tony Magne, nouveau président de l’association Jungle Paradise, l’organisateur de cette exposition.


Vingtième anniversaire de la loi Taubira

L’œuvre créée en l’honneur de la loi Taubira du 21 mai 2001 trône en bonne place au coeur au de l’exposition composée d’une quarantaine de tableaux, sculptures et chaussures aussi, celles customisées par Axel Loupeda, le fondateur de Belpair (lire en page 8 et 9). 17 artistes locaux en tout. La majorité des œuvres qui tapissent les murs de la bâtisse font écho au vingtième anniversaire de cette loi mémorielle défendue par Christiane Taubira et qui reconnait reconnait l’esclavage comme crime contre l’humanité, les traites et les esclavages pratiqués par la France à partir du XVe siècle sur les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes. Un bruit de foule nous parvient du fond de la salle. Des élèves du Collège Auguste Dédé. « J’ai aimé ces dessins et peintures, ça m’a donné envie de devenir artiste », nous confie Maira. « Pour moi l’esclavage, c’est de la maltraitance ».

Maira, Elève au Collège Auguste Dédé -

Le professeur qui guide la classe cet après-midi-là, regrette l’absence des artistes. « J’explique, chaque scène mais les artistes pourront nous dire ce qu’ils ont voulu exprimer ». Et Tony Magne de lui répondre : « Comme les artistes ne vivent pas uniquement de leur art, ils ne peuvent pas être là, chacun ayant un autre travail. De plus, certains d’entre eux ne vivent pas à Cayenne ».
Plus de reconnaissance

« Malheureusement, si vous n’êtes pas dans le circuit, ce sont des artistes que vous ne connaissez pas », déplore-t-il.

Une paire, customisée par Axel Loupeda de l’entreprise Belpair -

« Nos artistes locaux demandent le même traitement qui est réservé aux artistes en provenance de l’extérieur. Les gens ont tendance à croire que les artistes doivent être au rabais. Je suis convaincu que nos œuvres locales doivent se vendre aussi cher qu’ailleurs, parce que nous n’avons rien à envier aux autres », argumente Tony Magne.

Ce tableau a été réalisé par Melissa Mogesterne -

Le départ d’un chef

En juillet dernier, le précédent président et fondateur de de l’association Jungle Paradise, Roberto Giani est décédé des suites d’une maladie à l’âge de 49 ans. « Un génie créatif, artiste lui-même. Il avait créé le groupe whatsapp « Cercle » qui regroupe tous les artistes connus moins connus, des jeunes qui souhaitent se mesurer à d’autres… C’est grâce à lui que sommes là aujourd’hui. Depuis son départ, c’est la deuxième exposition que nous organisons après celle d’Abel Adonai à Matoury. Nous souhaitons dupliquer cette dernière à Saint-Laurent et Maripasoula. A Saint-George, certaines personnes sont déjà intéressées, le thème est à déterminer. »






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