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Difé Kako emporte les vivats des lycéens de Bertène-Juminer

Mardi 3 Décembre 2019 - 03h10
 Difé Kako emporte les vivats des lycéens de Bertène-Juminer
La compagnie Difé Kako a présenté une danse sur le thème de l’identité et de la décoloration des peaux noires. - sz

De passage à Saint-Laurent du Maroni dans le cadre d’un séjour guyanais d’un mois, la compagnie de danse Difé Kako y a séduit les élèves de l’option théâtre du lycée 1, à travers un atelier de danse suivi d’un spectacle sur la décoloration des peaux noires.

Jeudi, 11 heures, les danseurs de la compagnie Difé Kako se positionnent et le brouhaha se dissipe dans la salle B du lycée polyvalent saint-laurentais Bertène-Juminer, au dessus du CDI. D’abord intrigués, presque circonspects, les élèves observent Mariama Diedhiou danser au rythme de percussions issues de trois continents.

Ils « nous questionnent sur nous-mêmes »

Très vite, les lycéens – installés sur des bancs et des tables devant la scène – se prennent au jeu. De plus en plus enthousiastes, ils s’investissent dans le spectacle, rient et répondent au jeu des quatre artistes sur scène.

À la fin de la représentation, les applaudissements sont nourris et sincères.

Face aux questions qui s’enchaînent , les réponses sont patientes, pédagogues, aussi bien sur le temps de travail d’un danseur que sur la décoloration des peaux et les problèmes de santé provoqués par les rajouts capillaires.

En Guyane depuis le 11 novembre et jusqu’à hier, Stéphane Mackowiak et ses comparses ont réalisé des ateliers et des spectacles dans le secondaire, animé un stage à Cayenne et œuvré avec des écoles primaires. Autant d’occasions de « partager », d’échanger des idées, de travailler « sur des thématiques culturelles et sociales », explique le jeune homme.

Après plus d’une décennie de travail de Difé Kako, basée à Paris, avec les Antilles et la Guyane, Mariama Diedhiou ne se lasse pas de communier avec les jeunes : « On en tire énormément de choses. Ils nous inspirent énormément. Ils nous donnent de la joie parce qu’il sont marrants, nous questionnent sur nous-mêmes, sur la pédagogie, sur notre propre assurance. »

« Travail autour de la thématique de l’identité »

À Bertène-Juminer, la compagnie Difé Kako a ainsi enseigné un atelier de neuf heures réparties sur trois semaines pour la centaine d’inscrits à l’option théâtre, explique Yann-Marie Clément, leur professeur. Un « travail autour de la thématique de l’identité » et un apprentissage « des bases pour construire une chorégraphie » qui « leur apporte une confiance dans leur corps, dans son utilisation et en général » et qui « donne aussi une cohésion de groupe énorme ». « Ils nous poussent à nous exprimer, à savoir quoi faire avec notre corps », se réjouit Mado Kieffer. Visiblement ravie, la jeune lycéenne ne peut s’empêcher d’onduler des épaules, de danser à moitié, en pleine réminiscence, alors qu’elle raconte son expérience avec la compagnie. Tout aussi enthousiaste, sa camarade Maéva Vilmain en a « retiré qu’il faut arriver à s’accepter soi-même, à assumer » et gardera le souvenir d’un « spectacle magnifique », où elle « a revu beaucoup de choses qu’on avait apprises ». Samuel ZRALOS

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