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Culture

Cinéma: le Fifac 2020 sera hybride, entre plein air et en ligne

Samuel Zralos Vendredi 25 Septembre 2020 - 18h27
Cinéma: le Fifac 2020 sera hybride, entre plein air et en ligne
Le Fifac a lieu du 6 au 10 octobre 2020. - Fifac

Du 6 au 10 octobre, la deuxième édition Fifac s'installe à Saint-Laurent du Maroni. Le fruit d'un travail «énorme» dans un contexte Covid-19 qui a forcément tout compliqué.

Quand nous retrouvons Frédéric Belleney dans son bureau, ce vendredi, le directeur général du Fifac est en pleine discussion avec un membre de son équipe, autour d'une question brûlante : comment obtenir assez de barrières pour séparer les zones et les gens ? Un point de détail, qui sera probablement réglé rapidement, mais qui révèle à quel point la Covid-19 a modifié à tous les niveaux l'organisation du deuxième Festival international du film documentaire.

Cette année, vu la situation inédite, « on est partis sur une édition hybride, avec des projections en plein air et une partie en ligne », explique-t-il depuis le premier étage du CIAP. « Il y aura un site de projection en plein air, sous le manguier » du camp de la transportation - comme l'an dernier - pour les films en compétition et « un plus petit, entre les cases 8 et 9, pour la sélection parallèle », détaille-t-il en désignant de la main chaque lieu.

En parallèle, sur la plateforme internet Festival Fifac vont être diffusés l'ensemble des œuvres de l'événement. C'est à dire les films diffusés au camp de la transportation, mais aussi 10 courts-métrages en compétition et 7 webdocumentaires, visionnables uniquement en ligne. Une portion des œuvres sera également visible sur les chaînes de la Première, qui doivent diffuser chaque jour, entre le mardi 6 et le vendredi 9 octobre, deux documentaires et un court-métrage.
« On lâche rien, mais c'est un combat »

Pour la partie en public, chaque salle va diffuser douze films, trois lors de chacune des quatre soirées du festival. Sauf que les scènes n'ont pour l'instant que l'autorisation d'accueillir 40 personnes, équipe technique comprise. Frédéric Belleney garde espoir d'avoir une dérogation pour s'ouvrir à 150 personnes sous le manguier et 50 à la petite scène, d'autant que « le site s'y prête », au vu de l'espace libre important dans le camp.

« La situation commence à être vraiment compliquée », admet le directeur général, « on est une équipe, on lâche rien, mais c'est un combat ». L'année passée le festival s'était « organisé en peu de temps », rappelle-t-il et cette année les restrictions et interdictions » liées à la Covid sont autant d'échardes dans les pieds des organisateurs.

Le virus aura indirectement provoqué énormément de travail : la plateforme en ligne est complètement nouvelle. « On a du passer par des prestataires pour l'ouvrir, » précise le directeur général. « En plus il faut du débit internet, à la fois pour charger tous les films en ligne et pour toutes les rencontres professionnelles », qui seront uniquement en dématérialisé. Autant de contraintes qui ont représenté un challenge technique et sans doute un poids sur le budget total du festival, d'environ 200 000 euros.
Une sélection alléchante

Malgré les difficultés, l'essentiel est là : toutes les œuvres seront diffusées d'une façon ou d'une autre. Et en passionné de cinéma, la voix de Frédéric Belleney s'anime quand il évoque la sélection de l'année.

En court-métrage, il a notamment été frappé par l'absence de paroles de Hiro del mar et par l'aspect expérimental de Wacapou, un prologue . En long format, sans prendre parti, forcément, le directeur général du festival a été marqué par deux partis-pris : celui, très photographique, de Lapü , tourné en 4/3, très esthétique, très lent. Et celui du film hollando-surinamais Dee Sitonu A Weti , réalisé au Suriname, en pays saramaka, qui a « choisi de mettre en scène ses protagonistes, de façon assumée ».

Quelques soient les films récompensés au final et même s'il n'y aura pas autant de monde que l'an dernier au Fifac, Frédéric Belleney espère en tout cas que le public répondra présent, parce qu'à ses yeux, « voir un film ensemble, c'est l'essence du cinéma ».

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