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« Le carnaval c’est entre 1000 et 2000 euros de budget »

Jeudi 7 Février 2019 - 03h45
« Le carnaval c’est entre 1000 et 2000 euros de budget »
Les CPP ont fait leur rentrée samedi au Grand palace - DR

Entre gestion de budget et organisation, être carnavalier est tout en art. Un des groupes de cavaliers, les CPP, a accepté de nous recevoir samedi après-midi en plein préparatifs de leur rentrée samedi pour nous expliquer les rouages de leur organisation.

«Ça demande une organisation », explique l’un des membres des CPP, un groupe de cavaliers. Composé d’une vingtaine d’amis, ce jeune groupe créé il y a trois ans, n’est pas, contrairement à d’autres, fédéré en association. Cette année, avec neuf semaines de carnaval, il leur a fallu commencer par planifier les dates de rentrée. Le coup d’envoi a vraiment été lancé samedi dernier. « On n’est pas au complet car il y en a qui sont en France, du coup, ils représentent le groupe là-bas pour l’instant ! » Ces trois amis viendront rejoindre leurs compères au péyi dès la mi-février.

Pas que les soirées paré-masqué

Les CPP ont commencé à se réunir en décembre pour élaborer leur plan de bataille. La seconde et incontournable étape a été d’établir le budget. Ils se sont arrêtés cette année sur un tarif de 250 euros pour la participation à cinq soirées paré-masqué le samedi et une soirée tololo.

Pour le groupe, ce prix comprend les afters, les prix d’entrée des soirées et les tee-shirts spécialement créés pour la saison 2019. Afin de réduire les frais, l’un d’entre eux s’occupe d’ailleurs de coudre les costumes de toute la bande pour la soirée de tololo. « Normalement, un costume de tololo classique c’est 120 euros en moyenne, mais en achetant les tissus, les éléments et le loup, on en a eu pour 80 euros environ. » Mais le carnaval ce n’est pas que les soirées paré-masqué, il y a aussi les gardens, les midis-minuits…

La grande majorité des membres estiment dépenser de 1 000 à 2 000 euros pour chaque carnaval. « En prenant les tickets de toutes les soirées avec des réductions il y en déjà pour 900 euros, donc il y a une préparation, on ne peut pas arriver là comme ça et dire : « Je fais toute les soirées ! » Comme le dit l’adage  : quand on aime on ne compte pas !

Loulou est la mascotte des CPP -
Les CPP ont fait leur rentrée samedi au Grand palace -
Une manne financière difficile à chiffrer

D’après la dernière étude réalisée en 2004 sur l’impact social et économique du carnaval, les carnavaliers dépensaient en moyenne entre 500 et 1 000 euros pour la saison. Désormais, les lignes semblent avoir bougées. « J’ignore si les budgets ont vraiment explosé depuis, mais c’est probable, car il y a une démultiplication des soirées. Actuellement, ça démarre le mercredi, puis il y a le jeudi, le vendredi, le bal paré-masqué du samedi et le bal titane qui est revenu depuis trois-quatre ans le dimanche après la cavalcade de l’après-midi », explique Jean-Albert Villeroy, trésorier de l’Observatoire du Carnaval. En plus du contexte, le paysage des acteurs s’est aussi progressivement modifié. « Il y a eu des créations de nouvelles activités et si certains acteurs sont toujours présents comme les loueurs de voitures, d’autres comme les disquaires ou les studios de photographes, par exemple, ont quasi-disparus du carnaval », précise Jean-Albert Villeroy. À l’époque, l’étude avait permis d’estimer que le carnaval brassait environ deux millions de chiffres d’affaires sans compter les transports terrestre et aérien, le logement et la restauration. Sans étude approfondie sur le sujet et sans base de données permettant de mettre en œuvre un plan d’action, difficile de faire du carnaval un secteur d’activité qui puisse profiter à tout le monde.

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1 commentaire

Vos commentaires

dtc97300 07.02.2019

Hé Josy, voilà de l'argent pour une voiture. 2000€, une paille...et on parle de surendettement en Guyane...lol. Franchement la bêtise inonde certain territoire.

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