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Déyé Kaz Bernarda Alba, metteuse en scène

Bernarda Alba from Yana en tournée

Mardi 19 Novembre 2019 - 03h05
 Bernarda Alba from Yana en tournée
Répétition à Cayenne de la pièce Bernarda Alba from Yana, interprétée par Nicole Dogue, Cornélia Birba, Lima Fabien, Eric Dizoute, Alexandra Fleury, Jessica Martin, Noémie Petchy, Talena Norbert, aux côtés d'Odile Pédro-Léal (à droite), qui est aussi la metteuse en scène. - Angelique GROS

Plus de dix ans après Déyé Kaz Bernarda Alba, la metteuse en scène, Odile Pédro-Léal et sa compagnie le Grand théâtre itinérant de Guyane, reviennent avec une nouvelle adaptation de La Maison de Bernada Alba de Federico Garcia Lorca. Neuf comédiennes sont présentes sur scènes pour ce drame en trois actes dans lequel, suite à la mort de son second mari, Bernarda Alba impose à sa famille un deuil de huit ans et l’isolement à ses filles, comme l’exige la tradition andalouse des années 1930.

Pourquoi avoir choisi d’adapter une nouvelle fois La Maison de Bernarda Alba ?

En 2003, j’avais monté le spectacle à Paris avec des comédiens de la diaspora locale et quelques comédiens guyanais avec qui j’ai l’habitude de travailler comme Lima Fabien… Depuis, une génération de comédiennes est presque passée et j’ai eu envie envie de monter la pièce avec une distribution 100 % guyanaise — en dehors de Bernarda Alba qui est toujours interprétée par la martiniquaise Nicole Dogue — c’est une façon de mettre le pied à l’étrier à toute une génération de jeunes comédiennes comme Noémie Petchy, Talena Norbert, Jessica Martin…

Quels changements avez-vous opérés avec cette

seconde adaptation ?

Avec du recul, la première version me paraissait un peu classique et, aujourd’hui, je la met en scène avec d’autres imprégnations. La pièce est toujours en français et en créole mais j’ai fait davantage de place au multiculturalisme guyanais : il y a des éléments kalin’a sur les costumes portés au moment du rituel, il y a aussi des éléments de la culture bushinengué comme le kawaï… On a introduit de la polyphonie saramaka dans les chants. On est dans la créolité nouvelle, pas la créolité noir et blanc, mais celle du mélange. Je veux aussi inscrire cette pièce dans sa contemporanéité car ,aujourd’hui, les tempéraments ont changé. Il y a moins de tabous qu’avant donc je veux que l’on soit un peu plus vrais, un peu plus crus. […] Même si le texte a été écrit en 1936, cette manière qu’a trouvé Lorca de décrire sa société, celle de la dictature de Franco, avec des allégories et avec cette histoire de famille, reflète toujours ce qui se passe dans le monde actuel. Ça raconte l’histoire de femmes, de leurs désirs, de leurs révoltes, de leurs silences, face à l’ordre établi. À travers cette poésie et avec l’énergie des comédiennes, ça nous permet de brosser un tableau de ce que vivent encore les femmes aujourd’hui. Elles évoluent dans des sociétés qui les obligent à porter avec elles tout ce que leur culture véhicule, où il faut encore sortir des décrets pour la parité, où les différences salariales demeurent…

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C’est une grosse production, nous sommes onze personnes pour faire tourner ce spectacle et par mesure d’économie je n’ai notamment pas pris d’assistant de mise en scène. Nous avons travaillé avec de nombreux partenaires et bien que le théâtre le Grand Pavois soit disposé à nous accueillir à Avignon en juillet, il nous manque encore 18 000 euros pour aller présenter la pièce au festival.

Propos recueillis par A. G.

Dates de représentations

Mercredi 27 novembre première de la pièce à 20 heures, au pôle culturel de Kourou

Jeudi 28 novembre à 10 heures, à l'écomusée de Régina et à 20 heures, au foyer rural de Saint-Georges

Samedi 30 novembre, à 20 heures, au théâtre de Macouria

Mardi 3 décembre à 18 heures, au Sinnariouz, à Sinnamary

Mercredi 4 décembre à 19 heures, au pôle culturel de Mana

Jeudi 5 décembre à 20 heures, au camp de la transportation, à Saint-Laurent du Maroni

Samedi 7 décembre, 20 heures à l’Encre, à Cayenne

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