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SPECTACLE

« Au quotidien, on manque de magie »

Mercredi 10 avril 2019
« Au quotidien, on manque de magie »
"Potomitan", nouveau spectacle à découvrir dès demain à l'Eldorado de Cayenne - rossovichp

Le flûtiste jazz Yann Cléry est de retour au pays pour présenter son nouveau projet musical : Potomitan. Un spectacle inédit rassemblant sur scène le jazz, le hip-hop et le djokan.

Yann Cléry ne s’arrête jamais. Après le succès de son premier album MoToZot, récompensé aux Lindor 2018, et alors qu’il prépare déjà le second, le flûtiste présente demain soir un spectacle inédit et unique en son genre, à L’Eldorado, à Cayenne. Potomitan, c’est son nom, mêlera sur scène trois univers : celui du djokan, pas sous sa forme martiale mais musicale,; l’univers urbain avec le DJ-musicien Franck Othily qui habillera et illustrera de façon sonore le spectacle, et enfin l’univers des instruments à vent avec Yann Clery donc et le saxophoniste Rodolphe Lauretta. En fil rouge, l’Amazonie et « son magnétisme ».

Vingt ans de recherche

L’idée de Potomitan est née de la rencontre entre Yannick Théolade, fondateur du djokan, et Yann Cléry. « Quand on s’est serré la main pour la première fois, je me suis dis qu’on était obligé de faire quelque chose ensemble », glisse Yann Cléry. Pour ce dernier, pourtant habitué à jouer à travers le monde, Potomitan est un spectacle qui sort du commun. « Au quotidien, on manque de magie. Notre but est d’en apporter aux spectateurs. Les faire s’évader pendant une heure... »

Intriguant

Une étape de plus pour le flûtiste. « C’est carrément l’aboutissement de vingt ans de recherche musicale », commente-t-il. Après ces trois premières dates guyanaises (lire en note), l’ambition est ensuite d’exporter le spectacle. Dans l’Hexagone mais aussi au Canada. Le flûtiste se produit en effet beaucoup hors de Guyane. Il est ainsi programmé au prochain Paris Jazz Festival au Parc de Vincennes. Personnage à part, il cultive au national une image « d’afro-punk amazonien » : « Celui qui revendique ses racines en puisant dans la négritude mais sans amertume, explique-t-il. Au contraire, on est fier de notre histoire. Notre force vient de là. Nous sommes dans le marronnage intellectuel : de la résistance pacifique par la culture. » Le public guyanais aura donc la primeur de découvrir ce nouvel édifice musical, logiquement soutenu par ce potomitan.

Pierre ROSSOVICH

Demain à 20h30 à l’Eldorado, à Cayenne  ; vendredi à 20  heures au pôle culturel de Kourou  ; samedi à 21 heures aux Tréteaux du Maroni à Saint-Laurent.

cscs - scs

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