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CULTURE

5e édition de la Toile des palmistes ou le renouveau d'un secteur ébranlé par la crise

Ayodele GERMA (a.germa@agmedias.fr) Mercredi 8 Décembre 2021 - 05h07
5e édition de la Toile des palmistes ou le renouveau d'un secteur ébranlé par la crise

 La 5e édition du festival de cinéma en plein air, "La toile des Palmistes", se tiendra du 9 au 11 décembre prochain. Une programmation riche avec une quarantaine de films issus du monde entier. Cette rencontre cinématographique apparait comme une bouffée d'air frais au sein d'une profession restée debout malgré la crise sanitaire.

 La place emblématique de la ville de Cayenne sera de nouveau cette année, le carrefour d'histoires humaines venues du monde entier. « Nous poursuivons l'ouverture du festival à l’international en montrant la diversité de nos créations mais aussi en accueillant des films du Japon, du Maroc... Cette année nous sommes passés par une procédure d’appel à films, contrairement aux années précédentes », explique Nadine Bugnot, directrice de la GCAM, association organisatrice de cet évènement.
Une quarantaine de films de tout format et du monde entier sont à l’affiche « c’est une programmation qui travaille sur les trois dominations : de classe, de race et de sexe », synthétise Chloé Bébronne, productrice et réalisatrice.
Professionaliser 
Le Festival de la toile des Palmistes est un des évènements phares de l’association G-CAM (Guyane – Cinéma, Audiovisuel et Multimédia), un regroupement de professionnels de la production audiovisuelle guyanaise qui œuvre pour « la mise en commun des expériences en vue de promouvoir le cinéma et l’audiovisuel, former et informer la jeunesse guyanaise en défendant les intérêts d’une industrie dont la portée culturelle et économique est un véritable enjeu dans le développement d’une région comme la nôtre », peut-on lire sur leur site internet.

Pour ce faire, cette année un prix spécial junior pour les 14-18 ans s'est ajouté aux trophées habituels, sans compter un partenariat inédit avec la Mostra Pan-Amazônica à Belem. D'autre part, un accord passé avec le Festival International du Film Amazonie Caraïbes (FIFAC) permettra la projection de plusieurs films documentaires primés à Saint-Laurent du Maroni.
Un secteur précarisé
En Guyane, si les petites productions locales sont légion, ce sont les productions extérieures qui obtiennent le plus de budget, dans un milieu qui souffre de la perte de personnels qualifiés. "On ne reconnait pas leur compétence, on les sous-traite, ou bien on les paye au black. Pire encore une structure publique de production et de diffusion se permet d’embaucher du personnel en intérim, ce qui est illégal. Sur les postes d’intermittents, on doit être employé soit en CDD soit en CDI, ce qui nous permet de cotiser pour le statut d’intermittent qui nous protège dans les périodes de carence. Contourner ce fonctionnement entraine des difficultés sociales pour des gens dont on a besoin. C’est comme si on se tirait une balle dans le pied", s'indigne Chloé Bébronne. 
Le dispositif dit de « l’année blanche » leur a donné un peu de répit, en prolongeant des droits aux allocations, mais aussi des modalités spécifiques de réadmission pour les personnes qui en bénéficient. Car, comme dans tout le secteur culturel, la crise sanitaire a occasionné le ralentissement des activités des intermittents du spectacle de la filière audiovisuelle. Mais les professionnels ont fait preuve de résilience en développant un projet collectif de série télévisée: "Bel Ti Koté est né du Covid. Dans la mesure où les productions extérieures ne viennent plus en Guyane, nous nous sommes dit que c’est, peut-être, le moment de prouver qu’avec les techniciens et les producteurs locaux, nous sommes capables de faire et surtout de faire bien", expose Chloé Bebronne, productrice et réalisatrice.
Résilience
Ces problématiques récurrentes interviennent en arrière-plan d'un univers cinématographique local qui est, plus que jamais mobilisé, pour le développement du secteur : « nous sommes hyper vivaces ici. Nous sommes nombreux à développer des projets en auto production, malgré le peu de moyens dont nous disposons » argumente la productrice. La cinquième édition de la Toile des Palmistes est l'occasion de découvrir quelques-uns de ces projets. La programmation du festival est à retrouver sur ce lien.
Pour en savoir plus :

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2 commentaires

Vos commentaires

cap40 08.12.2021
Bienvenue...

Bienvenue...en Guyane, paradis des évènements virtuels!!!

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Zorglub1962 08.12.2021

Ou trouver la programmation ? En Guyane on vous annonce pléthore de manifestations, et on ne sait jamais ou quand comment cela a lieu.
Pire, on lit des articles après coup.

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