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10 JUIN - COMMÉMORATION DE L'ABOLITION DE L'ESCLAVAGE

[10 JUIN] À Saint-Laurent, la commémoration de l’abolition 2020 sera digitale

Veronique NORCA Mercredi 10 Juin 2020 - 08h06
[10 JUIN] À Saint-Laurent, la commémoration de l’abolition 2020 sera digitale

Après les lives internet du 10 mai dans l’Hexagone, c’est au tour de la Guyane de proposer des manifestations à suivre de chez soi, précautions sanitaires obligent. Ainsi, la mairie de Saint-Laurent propose un ensemble de conférences dans le cadre de la commémoration du 10 juin, sur la page Facebook de la ville.

 C’est Joël Roy, auteur de plusieurs ouvrages sur la Guyane, sa terre de cœur, sera le premier à ouvrir cette programmation, en collaboration avec le CIAP (centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine).

La visioconférence « Peuples en maronnage » est basée sur l’ouvrage collectif du même nom. L’écrivain y explique la difficulté pour les peuples marrons vivant au Surinam à s’inscrire dans une dynamique nationale. Le sujet est d’autant plus d’actualité, que la sortie du livre coïncide avec les élections.

L’esclavage dans cette colonie prospère était particulièrement féroce et violent. La vie d’un esclave n’avait que peu d’importance. Ce n’était même pas un bien, ce n’était rien. Mourir ou fuir, un choix de survie, qui fait sens jusqu’à 1991, fin de la guerre civile.

Certes, au 18e siècle les berges du Maroni côté surinamais ou français étaient relativement sécures, mais c’était une vie nomade et à la merci des éléments naturels. Néanmoins, les noirs marrons ont su trouver une stabilité, propice à l’émergence d’une identité propre.
L’auteur met en parallèle l’évolution économique et démocratique surinamaise, avec les modalités de l’intégration de ses populations.

Aujourd’hui, les bushinenge occupent un territoire de cœur, incompatible avec la géopolitique. Des deux côtés du fleuve, c’est un seul peuple, une même langue, avec ses variations. Il fonctionne comme les habitants des zones frontalières en Europe : des familles réparties des deux côtés de la frontière, travaillant et consommant dans l’un ou l’autre indifféremment. La difficulté est de trouver un équilibre de fonctionnement entre un « département » et un Etat indépendant.

Toutes les informations sur la programmation sur la page Facebook Ville de Saint-Laurent


Joel Roy « dans cette crise du covid que nous vivons, peut-être faudrait-il commencer à regarder les traits qui nous rassemblent, plutôt que les lignes qui nous séparent » -

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