Rentrée économique de l'outre-mer
FXG (agence de presse GHM)
franceguyane.fr
06.09.2010
Le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Guyane (CCIG, à droite) a pris part aux débats. - FXG (agence de presse GHM)
La 2e édition de la journée outre-mer développement s'est déroulée samedi au Parc de la Villette, à Paris. Une manifestation qui a marqué la rentrée économique pour les acteurs des différents secteurs d'activité.
La journée Outre-mer développement qui s’est tenue samedi au parc de la Villette à Paris s’affirme, dès la deuxième édition, comme le rendez-vous de la rentrée économique de l’outre-mer. Foire à l’embauche, mise en réseau et remise du prix Business compétition (pour Didier Duclos et sa société Boodoom) ont attiré un demi milliers de personnes. L’an passé, 10 à 15 emplois ont été formalisés après la première rencontre. Cette fois, on espère plus, mais un premier bilan ne sera disponible que vers la fin du mois de septembre.
« Nous ne sommes ni pires, ni meilleurs que les autres, nous sommes comme les autres. » Daniel Maximin, lors de l’atelier « Comment penser les outre-mers », a appelé à lutter contre les stéréotypes. Coorganisateur de la Journée, Cyril Comte du Medef Martinique justifie cette journée de débats pour « vendre un monde professionnel exigeant car les conditions d’exercice des entreprises sont difficiles et demandent à être plus performant ». Il était d’ailleurs invité de LCI samedi soir. Et comme Maximin, il veut resituer l’outre-mer : « L’outre-mer n’est pas en marge, il est au centre ! » On est loin de la crise de l’hiver 2009, même si elle était encore dans toutes les têtes. Willy Angèle du Medef Guadeloupe a évoqué les 44 jours de grève tel « le long loft à 20 heures.
Mais Manuel Baudoin est resté sur le ton de la lutte contre la pwofitasyion : « Augmentez les débits numériques et abaissez les coûts ! » Ruddy Jean-Jacques, président du Groupement d’entreprises des Français d’outre-mer (GEDFOM) pense que les économies sont sorties de la morosité. « L’esprit est volontariste comme le démontre cet événement. Il y a une volonté de discuter ensemble. » « La discussion est possible puisqu’on est au fond du trou », a renchéri M. Angèle. Il n’y avait tout de même pas de syndicalistes représentés aux tables rondes et ateliers.
Bruno Fabre, vice-président du Medef Martinique a reconnu le problème : « Le dialogue social est à l’arrêt… » Il a plaidé pour que l’on repère « secteur par secteur, les emplois de demain pour les jeunes », et pour « renforcer la confiance dans les projets d’investissement des entreprises ». L’AFD, a indiqué Odile Lapierre, verse un milliard dont 60 % vont au privé.
Les 40% de sur-rémunération des fonctionnaires ont aussi été abordés notamment par Willy Angèle qui a rappelé sur les 1,3 milliards d’euros que représentent ces charges, 75% sont assurées par les collectivités territoriales dont 32 communes sous tutelle en Guadeloupe ! Mais une seule angoisse tenait les représentants du monde des affaires ultramarines : la défiscalisation. « Il faut absolument préserver la défiscalisation », a lancé tel un cri du cœur, Yann de Prince, président du Medef Réunion, tandis que Marie-Luce Penchard et Laurence Parisot rejoignait la salle. Tout comme Jean Crusol (vice-président de la Région Martinique) : « Si des choses sont des niches fiscales, à notre niveau, c’est un instrument de développement économique à préserver. » Entendu haut et clair par la patronne nationale du Medef : « Le Medef se mobilisera pour expliquer pendant es débats sur la loi de finances que toutes les niches ne sont pas des niches. Vos pays ont absolument besoin des ces dispositifs qui stimulent l’investissement. » Le gouvernement ne présentera son projet de réduction des niches fiscales d’ici une quinzaine de jours.