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Insécurité : le comité veut des précisions

Pierre ROSSOVICH 17.10.2016
Le 5 octobre, le Comité de suivi a rencontré le ministre de l'Intérieur (photo d'archives)

Les membres du Comité de suivi pour plus de sécurité en Guyane sont déçus de leur rencontre avec le ministre de l'Intérieur lors de son passage en Guyane. Ils demandent des explications au préfet.

Le Comité de suivi pour plus de sécurité en Guyane tenait vendredi soir une conférence de presse pour faire le bilan de sa rencontre, le 5 octobre, avec le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. La déception est grande pour ses membres, malgré l'annonce de renforts de 100 gendarmes et 65 policiers. « Sur quelle base ? À quelle date ?, questionne Franck Louison, président du Comité. On nous annonce également l'arrivée de matériel d'intervention. Ce qui veut dire que, jusqu'à présent, les forces de l'ordre n'ont pas les moyens nécessaires pour nous protéger. » Le comité doit à nouveau rencontrer le préfet le 4 novembre pour obtenir des précisions sur ces annonces.
Des précisions il en faudra. Sur les gendarmes et policiers annoncés notamment. « Ces annonces sont faussées, estime Monique Guard, membre du comité. On nous annonce 100 gendarmes, puis on apprend que 33 d'entre eux déjà sur place doivent partir... » La militante rappelle que 2 500 personnes ont marché dans les rues de Cayenne le 21 juillet, après le meurtre de Maurice Chen-Ten-You : « C'était une réaction émotionnelle, continue Monique Guard. Maintenant nous devons nous unir. C'est la population qui décidera des actions à mener. La rue doit parler » .
La sécurité s'affiche
(PR)
Samedi, au centre commercial Family Plaza, se tenaient les rencontres de la sécurité. L'occasion pour la population de rencontrer et de mieux connaître les militaires, policiers, gendarmes, pompiers, samu etc. Une manifestation qui semble plaire au public, qui vient chaque année observer les secours en action lors d'exercices grandeur nature. « L'intérêt est de montrer aux Guyanais que les secours et la sécurité, ce n'est pas seulement un nombre de personnes mais aussi des techniques, des matériels, des spécialistes et des gens qui savent travailler ensemble » , a commenté le préfet Martin Jaeger. « Il faut certes du nombre mais surtout de l'organisation, de la formation, de l'exercice et de l'engagement » , a t-il continué, faisant référence à la polémique sur les effectifs guyanais (lire ci-dessus).
(PR)
Plus de photos sur www.france-guyane.fr
Clash devant le ministre
Un clash a bien eu lieu le 5 octobre devant le ministre de l'Intérieur, entre l'association Fanm Dibout et le comité. Léodate Saïbou a pris la parole pour exprimer son désaccord avec le comité. « Cela a choqué beaucoup d'entre nous, confie Monique Guard. C'était prémédité. Le ministre n'a pas compris et nous a conseillés de régler nos querelles avant de venir devant lui. Cette association n'a pas pensé aux conséquences de sa prise de parole déplacée. Le préfet a d'ailleurs laissé faire. C'est une honte » . Un sentiment partagé par le maire de Cayenne Marie-Laure Phinéra-Horth : « J'ai eu honte lors de la réunion. Devant un ministre, les Guyanais doivent faire bloc. Or, nous avons assisté à un spectacle déplorable. Après la réunion, le ministre m'a demandé ce qu'il se passait... »