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Saint-Élie veut offrir un asile aux Haïtiens

Benjamin HOFFMAN France-Guyane 09.02.2010

Pour Alain Michel (gauche) et Charles Ringuet (droite), « rien ne doit s'opposer à la venue des Haïtiens » . (BH)

Le maire de Saint-Élie présentait hier des propositions pour l'accueil des sinistrés du séisme du 12 janvier en Haïti. Avec une idée phare : faire preuve de solidarité.

Le geste se veut « nécessaire, conforme à l'histoire du peuplement de la Guyane, et a fortiori des Amériques » , selon Alain Michel, premier adjoint au maire de Saint-Élie. En partenariat étroit avec le Haut-commissariat aux réfugiés de l'Onu, la commune de Saint-Élie se propose, trois mois après avoir annoncé sa volonté de recevoir des réfugiés Hmongs, d'accueillir des Haïtiens sinistrés et de mettre en place des structures pour faire face à leur arrivée.
Largement favorable à l'immigration, le maire Charles Ringuet ne sait pas encore combien de personnes pourront être accueillies à Saint-Élie. Seule certitude, la superficie immense (5 680 km2) et les quelque 464 habitants de la commune ne seront pas un obstacle à l'arrivée des réfugiés.
« Il faut éviter que Saint-Élie soit un tremplin »
« Nous ne sommes pas figés sur les propositions de travail à leur faire. Tout se décidera en fonction de leurs compétences, même si nous souhaitons développer l'agriculture » , affirme Charles Ringuet.
La seule crainte exprimée par le maire est celle d'un exode des Haïtiens après leur prise en charge. « Nous voulons à tout prix éviter que Saint-Élie soit un tremplin. Nous avons la volonté que ces gens restent dans le cadre d'un vrai projet, qu'ils se fixent » . Afin de faciliter leur arrivée, Charles Ringuet espère que l'État assurera le principe de continuité territoriale, pour faire face à l'enclavement de la commune et à son accès particulièrement difficile.
À terme, l'objectif est l'harmonisation de l'ensemble des populations de Saint-Élie. Charles Ringuet, dont la mandature court jusqu'en 2014, reconnaît que le programme « prendra le temps qu'il faut » , mais veut entrevoir les premiers signes de sa mise en place dès l'année prochaine.
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Les commentaires

aussie10.02.2010

Allons, allons, il ne faut pas oublier que cela inclut aussi le peuplement des Ameriques !!!

xav9310.02.2010

Le maire de Saint-Elie a du mal à accepter que sa commune va sans doute disparaitre. C'était un site orpaillage qui était à l'abandon. Puis on l'a convertit en une commune. Mais maintenant, ce site n'est qu'un repère de clandestins où la république n'exerce plus son droit. Il est temps de voir la réalité en face, Saint-Elie doit disparaitre tout comme des communes françaises où l'on garde des maires pour un semblant de république. Il semble que ce maire ne comprend pas que les haïtiens, ce ne sont pas des sauvages. Il ne pourront pas s'intégrer car leur environnement n'est pas semblable à la foret équatoriale. De plus, je ne connais pas réellement ces mobiles. L'argent, le pouvoir...? Adieu Saint-Elie!

1 faux09.02.2010

D'abord des Hmongs, puis des Haïtiens... Quel rapport??? C'est simple, en tant qu'étrangers ils ne votent pas... Le maire de St Elie veut bien d'une population dans sa commune à la seule condition qu'ils ne votent pas. Pas question de renverser une municipalité de république bananière ou pratiquement aucun électeur ne réside de façon permanente dans la commune... (Tout ça pour gérer l'argent du barrage de petit saut loin des regards indiscrets?)

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08 février 2012