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Cité Brutus : l'exemple à suivre

par K.S. France-Guyane 02.02.2012

Seule maison de quartier à avoir poursuivi ses activités après le drame de Mirza, Brutus accueille chaque semaine une trentaine d'enfants heureux de pouvoir rire, jouer et apprendre...


Chaque mercredi, les enfants de la cité Brutus découvrent les joies de la lecture à la maison de quartier - K.S.
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Ce matin-là, Germany est arrivée avec une heure d'avance. Sous une pluie battante, la fillette attend patiemment l'arrivée d'Andréa, l'animatrice de l'association Escale. Comme chaque mercredi dans la cité Brutus, la maison de quartier s'anime au rythme des rires d'enfants. Une trentaine, fidèles au rendez-vous.

Et pendant les vacances, ils viennent ici tous les jours, sauf le week-end. Les animateurs de l'association leur préparent des activités manuelles et sportives pour des journées bien remplies.
Depuis octobre, la bibliothèque Franconie a également déployé une équipe sur place et fourni pas moins de 500 livres. Le prêt est gratuit et tous en profitent pleinement. « Moi, j'adore les bandes dessinées, surtout Les Simpson » raconte Willy, 10 ans, dans un large sourire.
Un tapis posé au sol, des coussins douillets et des caisses débordant d'ouvrages : pour les habitants du quartier, c'est un peu la caverne d'Ali Baba.

« Je suis contente de venir ici. Je retrouve mes copines, je lis, je dessine... J'adore ça! » , s'exclame la petite Ivana, 6 ans. À ses côtés, Nelta, 9 ans, est plongée dans la lecture passionnante des aventures de Titeuf. Imperturbable. Quant à Orphéo, 11 ans, il avoue s'ennuyer chez lui. « Je préfère être ici parce qu'il y a plein de choses à faire. »

« C'est vrai qu'on ne s'ennuie pas » , plaisante Andréa, qui intervient à la maison de quartier depuis trois ans. « Qu'il pleuve ou pas, on a de quoi les occuper. Regardez, ils peuvent même jouer au badminton à l'intérieur tellement il y a de place! »

Les bibliothécaires et les animateurs cohabitent d'ailleurs parfaitement. « On se complète » , explique Gilberte en gardant un oeil sur les enfants qui passent d'atelier en atelier.
Carnaval oblige, les bambins ont réalisé des masques, des dessins et même la maquette grandeur nature d'une magnifique danseuse.

« On leur apprend le recyclage, ajoute Andréa. Avec des vieux journaux, on fabrique des paniers par exemple. Les plus grands viennent aussi nous demander de l'aide pour leurs travaux pratiques. Et puis on discute, on échange, on partage... C'est comme une vie de famille. »
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25 mai 2012