Un Guyanais primé au Femi 2012
NUBIANE
France-Guyane
20.02.2012
Stéphane Floricien a signé Chienne de lutte (Nubiane)
La 18e édition du Femi qui s'est déroulée en Guadeloupe du 27 janvier au 4 février, a primé un Guyanais dans la catégorie court-métrage. Stéphane Floricien a reçu le prix du jury lycéen avec Chienne de lutte.
Journaliste sportif et globe-trotter dans l'âme, Stéphane Floricien a réalisé son rêve : produire un film en Guyane, tout en étant aux quatre du coins du monde pour son métier.
Un court-métrage de 17 minutes intitulé Chienne de lutte, dont le tournage a nécessité plus de deux années de labeur et qui n'est pas totalement achevé car il reste à le mettre au format 35 mm, sur pellicule. Une nouvelle étape encore très coûteuse.
Malgré ce détail technique, il a accepté sans hésiter la proposition de la responsable du festival régional et international du cinéma de Guadeloupe (Femi). Pour lui, « cela n'empêche pas de le tester devant des publics différents. Et quand l'organisatrice du Femi me contacte pour que j'inscrive le film à leur festival, je n'ai pas le droit de le leur refuser ». Un festival qui a pour vocation de faire connaître aux jeunes et au grand public des films de qualité de la production internationale, de la Caraïbe et des pays du Sud. Chienne de lutte, c'est avant tout une belle aventure humaine, qui offre une superbe balade en Guyane à quatre pattes. Quand une chienne de race, Cabresse, suit un chien créole, Chaussettes, pour « tailler la zone » , l'histoire et le paysage trouvent une autre dimension, qui se nourrissent aussi de magnifiques scènes bien filmées avec beaucoup de sensibilité et un souci de l'esthétique.
Une oeuvre fraîche qui a donc retenu l'attention du jury lycéen, une adhésion que Stéphane Floricien s'explique tout naturellement : « Certains se demandent ce que la Guyane sera dans dix ou vingt ans avec autant de jeunes aujourd'hui [...]. Moi, j'adore les jeunes, je fais en sorte qu'ils se sentent à l'aise. Je peux comprendre qu'un film qui, à travers le parcours des chiens, parle aussi de la liberté à accorder aux ados, ait touché des lycéens. Ça me plaît beaucoup même! » - Le palmarès
Catégorie long-métrage : Grand prix La barra d'O. Ruiz Navia, Colombie ; Prix spécial du jury Américia de S. Fritz, Porto Rico ; Prix du meilleur comédien Mike Danon, acteur principal du film Le mec idéal d'O. Brown, Côte d'Ivoir ; Prix de la meilleure comédienne : Assita Ouadraogo, actrice du film Notre étrangère de S. Bouyain, Burkina Faso/France. Catégorie documentaire : Prix du meilleur documentaire Antilles/Guyane : Moi, Maryse C, écrivaine noire et rebelle de D. Zandronis, Guadeloupe ; Prix du meilleur documentaire : Ithemba, l'espoir d'E. Webber, Jamaïque ; Prix spécial du jury : About my father de Guillaume P. Suon, Cambodge ; Mention spéciale : Pas de Jean-François Manicom, Guadeloupe. Catégorie court-métrage : Meilleur court métrage : La France qui se lève tôt d'Hugo Chesnard, France ; Mention spéciale : Amborella de Karine Gama, Guadeloupe ; Prix du jury lycéen : Chienne de lutte de Stéphane Floricien, Guyane/France.