Un énorme succès populaire
Pierre ROSSOVICH
France-Guyane
19.06.2009
La veille du lancement, lors d'une conférence de presse, le footballeur avait confié que le show avait été monté « rapidement » et que quelques ratés seraient inévitables. (GA)
À travers ce festival, notre but était de promouvoir la culture guyanaise, là-dessus on ne peut qu'avoir des déceptions... » Jean-Philippe Malouda, frère de Florent, ne cherche pas à se défausser de ses responsabilités. Sur beaucoup de points, le One love festival a été une réussite et un énorme succès populaire. Mais un festival d'une telle ampleur ne s'organise pas au pied levé, même avec la meilleure volonté du monde et le plus gros budget qui soit (440 000 euros dont une bonne partie provenant de la poche de Florent Malouda). Le footballeur lui-même avait prévenu. La veille du lancement, lors d'une conférence de presse, il avait confié aux journalistes présents que le show avait été monté « rapidement » et que quelques ratés seraient inévitables. L'important était l'esprit, disait-il, résumé dans le nom du festival. Mais gérer 70 artistes en deux jours ne s'improvise pas et requiert tout de même quelques compétences logistiques. « Le métier de mon frère est footballeur et pas organisateur » , reconnaît Jean-Philippe Malouda en présentant ses excuses aux artistes locaux. Ces derniers se sont sentis laissés pour compte à juste titre. Comment expliquer par exemple que l'on « libère » des loges occupées par un artiste - aussi local soit-il - pour en installer un autre, aussi international soit-il ? Comment expliquer que Wyclef Jean, qui devait chanter une heure, ait décidé de rester sur scène pendant près de trois heures, au détriment d'artistes guyanais ?
Pourtant 15 000 personnes, sur deux soirs, se sont déplacées à Kourou le week-end dernier. Et la satisfaction de voir toutes ces « stars internationales » l'a emporté sur la déception des artistes guyanais. Florent Malouda a voulu faire plaisir au public. Il a parfaitement réussi.