- Téléphonie : la discontinuité territoriale
À l'heure des smartphones, iPhones et autres tablettes numériques, une partie du territoire guyanais n'est toujours pas couvert convenablement par la téléphonie fixe comme mobile. Exemple dans trois communes de l'intérieur.
Maripa-Soula : intermittent du téléphone
Pas de téléphone depuis une semaine, la situation n'est malheureusement pas exceptionnelle dans la commune du Maroni. Le problème, apparu en 2010, s'est accentué l'an dernier. « Nous sommes même restés deux semaines sans téléphone » , rappelle François Dekon, conseiller municipal et deuxième vice-président de la CCOG. « Quand on appelle France Télécom, il n'y a jamais personne au bout du fil. » Pour régler les problèmes rapidement, la municipalité avait demandé l'ouverture d'une agence sur place, demande restée sans réponse. Pour le portable, faute d'opérateur français, « nous sommes obligés de passer par Digicel Suriname ou Télésur » . Enfin, concernant internet, le haut-débit n'arrive toujours pas à Maripa-Soula malgré la délégation de service public confiée à Guyane Numérique.
Ouanary : la révolte des abonnés
Les quatre-vingt-quatre habitants de la commune de l'estuaire de l'Oyapock ont le téléphone fixe. Du moins en théorie. Dans la pratique, le village reste parfois privé de tonalité durant plusieurs mois, victime de pannes suite aux intempéries. « Les interventions sont en général très longues à arriver, raconte la maire, Éric Rozé, et il faut souvent plusieurs déplacements de techniciens avant de réparer. » Des délais inacceptables pour les habitants/abonnés qui, en fin d'année dernière, ont perdu patience. Privés de téléphone depuis trois mois et ayant vu passer plusieurs équipes de l'opérateur sans que rien ne s'arrange, ils ont fini par empêcher l'une d'entre elles de quitter le village tant que les réparations ne seraient pas effectuées. La ligne a finalement été rétablie, du moins pour une partie des habitants. Éric Rozé, déplore surtout l'absence de réseau mobile « alors que le pylône qui alimente Saint-Georges est chez nous! Ce n'est pas pour la frime, mais dans un endroit enclavé comme Ouanary, cela peut sauver des vies. » Enfin, un pylône vient d'être installé pour l'accès à internet, son arrivée à Ouanary est prévue mi-février.
Camopi : coupée du monde
Pour joindre Camopi par téléphone, la seule solution reste le téléphone satellite, celui de la mairie, celui du centre de santé ou celui du Parc amazonien. La commune du Haut-Oyapock ne dispose ni du téléphone fixe, ni du portable, malgré les promesses, notamment celle du président de la République lors de son passage dans la commune en 2008. L'an dernier, les choses ont commencé à changer mais on est encore loin du compte. « Au premier semestre 2011, un bureau d'études mandaté par la Région est venu dans la commune » , raconte Laurent Yawalou, deuxième adjoint au maire. « On nous a alors dit que c'était possible mais, depuis, rien n'a été fait. » Quant à l'accès à internet, promis par la Région il y a un an lors d'une réunion de crise, il a depuis été installé mais, selon Laurent Yawalou : « Cela fonctionne mal, l'accès reste très aléatoire et le débit insuffisant. »
Taïra — 27.01.2012 recommander (0)
Et Saül? Saül n'existe pas!
AUCUN SERVICE DE TELEPHONIE, NI FIXE NI MOBILE A SAÛL .
Cela n'a aucune importance puisque,visiblement, cette commune n'existe pas, ni pour France-Guyane, ni pour France-Télécom, pas plus que pour les décideurs de
tout poil qui sévissent confortablement installés sur le littoral.
Electrification obsolète,téléphonie absente,coût du fret aérien prohibitif,
carburant à 3,90€/litre...qu'à cela ne tienne, IBON KONSA!
Monsieur Laventure avait pourtant promis aux Saüliens, lors d'une réunion
publique en février 2011,que France Télécom équiperait la commune peu après Grand Santi, fin 2011-début 2012.Il a dû oublier,c'est le surmenage sans doute,
pauvre homme.
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