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Marine Le Pen : un « pont économique aérien » avec l'Outre-mer

FXG France-Guyane 02.02.2012

Huguette Fatna et Marine Le Pen hier à Paris. (GHM)

La candidate du FN à l'élection présidentielle a présenté son programme pour l'Outre-mer, hier, à Paris.

Entourée de la Martiniquaise Huguette Fatna, conseillère régionale d'Alsace, et du conseiller politique, Jean-Michel Dubois, Marine Le Pen a d'abord rappelé que c'est en 1987, en Martinique, qu'elle a fait ses premiers pas en politique... Puis s'en est pris à la gestion du président sortant : « Je condamne l'indifférence et le mépris caractérisés par le rattachement du ministère de l'Outre-mer à celui de la police... » .

Une gestion qui, selon elle, a ajouté une crise à la crise : « 263 000 chômeurs, une immigration clandestine hors contrôle, 190 000 foyers au RSA... » Après avoir dit que Jacques Chirac avait été « un bon président pour l'Outre-mer » , elle a vanté la loi Girardin : « Il ne serait pas absurde de revenir à ses dispositions dans une loi-cadre pour 15 ans » . Contre les abus, elle propose que l'agrément donné localement soit renouvelé tous les cinq ans avec des justifications en termes de création d'emplois.

Elle prône sa vision de l'Etat stratège en « apportant une aide substantielle au développement portuaire et routier » et, dans le cadre de l'entreprise française privée ou publique, « en favorisant les pistes d'exploitation et d'encadrement des richesses de notre sous-sol, pétrolière, aurifère en Guyane, ou le nickel en Nouvelle-Calédonie » .

Sur la cherté de la vie, elle assure que l'Etat entamera des « négociations musclées, s'il le faut, avec la grande distribution en Métropole pour que l'on puisse trouver des produits locaux comme on peut voir des produits régionaux de métropole » . Elle a dénoncé le prix « prohibitif » des billets d'avion en période de vacances scolaires et « l'Outre-mer, vache à lait des compagnies aériennes » . Elle réclame l'ouverture du trafic aux autres compagnies aériennes européennes. Quant au dispositif de continuité territoriale, elle considère que ce service n'est pas assuré et recommande d'appliquer aux Antilles-Guyane le dispositif en place entre l'Espagne et les Canaries.

Sa politique d'immigration consiste à remettre en cause le droit du sol et à réserver les prestations sociales aux seuls citoyens français. « L'Outre-mer doit être bénéficiaire d'un patriotisme économique et social. » Une manière de réclamer la priorité pour les Ultramarins, notamment les étudiants, devant les étrangers pour l'emploi et le logement.

Elle a considéré enfin que les évolutions institutionnelles étaient « une fuite en avant, un rideau de fumée » . Elle réclame donc une pause institutionnelle. En conclusion de son intervention, Marine Le Pen a plaidé pour « un pont économique aérien entre la métropole et l'Outre-mer, un couloir économique prioritaire » .
FXG (GHM)
- Finalement, elle ne viendra pas
Si Marine Le Pen a confirmé son déplacement à la Réunion du 6 au 9 février (là-bas, le FN a investi 7 candidats dans les 7 circonscriptions législatives), elle a, en revanche, indiqué qu'elle était contrainte d'annuler son déplacement aux Antilles-Guyane en mars. Elle l'a justifié par sa recherche de parrainages. « Faute de signatures suffisantes, les banques ne sont pas prêtes à nous débloquer des crédits. Nous n'avons donc pas suffisamment de budget pour organiser un tel voyage. »
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25 mai 2012