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La réserve des Nouragues a ouvert ses portes au public

Jean-Pierre VELA Mardi 03 septembre 2013
La réserve des Nouragues a ouvert ses portes au public
La réserve est située à trois heures de pirogue de Régina (JPV)

La semaine dernière, deux groupes ont pu redécouvrir le site fermé depuis 2006. Objectif : le rouvrir de façon permanente.

Située sur le Haut-Approuague, la réserve naturelle des Nouragues, créée en 1995, s'étend sur plus de 105 000 hectares de forêt tropicale. Jusqu'en 2006, le camp Arataï, situé à l'entrée de la réserve, permettait d'accueillir le public. Mais, suite au meurtre de deux guides-piroguiers, Capi et Domingo, en 2006, l'accès à la réserve a été interdit sans autorisation.
Aujourd'hui, les gestionnaires de la réserve - ONF et Agep - et le CNRS (1) veulent rendre le site de nouveau accessible au public. Ils ont monté un premier projet pour le faire redécouvrir. La semaine dernière, de lundi à mercredi puis de vendredi à dimanche, deux groupes d'une quinzaine de touristes, résidents guyanais, ont pu se rendre sur place, accompagnés par des gardes de la réserve et des membres du CNRS.
Après trois heures de pirogue au départ de Régina, un arrêt a été effectué sur l'ancien camp Arataï. Un bref historique, puis la découverte de polissoirs amérindiens sur la crique Kwata a permis de rappeler l'origine du nom de la réserve, « Nouragues » , en hommage à ses premiers habitants : les Amérindiens Noraks.
Puis une heure de pirogue a suffi pour rejoindre l'un des deux sites de recherche du CNRS : Pararé. Après une bonne baignade dans la rivière Arataï, les visiteurs ont pu découvrir le système Copas, tours métalliques de 45 mètres de hauteur au niveau de la canopée. Ce projet du CNRS est en cours. Il doit permettre aux chercheurs de réaliser des échantillonnages et des expérimentations du sommet des arbres jusqu'au sol sur un hectare et demi. Avant de dîner, deux mini-conférences ont eu lieu, sur les missions de la réserve, les études menées et l'historique de la station du CNRS. Après une nuit en hamac, les visiteurs sont partis pour quatre heures de marche en forêt pour rejoindre le site Inselberg, puis grimper en haut du mont granitique.
De par sa superficie, les Nouragues sont la deuxième plus grande réserve de France. La station du CNRS qui s'y trouve accueille chaque année des scientifiques du monde entier. Grâce aux recherches menées in situ depuis plus de 25 ans, les Nouragues sont désormais devenus une référence pour l'étude du fonctionnement forestier tropical.
(1) ONF : Office national des forêts. Agep : Association de gestion des espaces protégés. CNRS : Centre national de la recherche scientifique

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