En cavale lors de son procès, il comparait sans son coaccusé
D. ST-J.
France-Guyane
01.03.2010
Le corps de la jeune Elsa a été retrouvé au fond de ce layon reliant Matoury au vollage de Sainte-Rose de Lima (photo d'archives)
Condamné en son absence à vingt-deux ans de réclusion, Jean-Claude Sana comparait pour le meurtre d'Elsa, une lycéenne de Matoury. Son coaccusé, Orphéo Jackson, a déjà été condamné à vingt-cinq ans de réclusion en juin 2009 pour ces faits.
ASSISES.
Le 2 mars 2005, Elsa, 17 ans, élève de seconde au lycée Melkior-Garré à Cayenne, regagne sa maison familiale à Sainte-Rose de Lima (Matoury) lorsqu'elle croise le chemin de son ou de ses assassins.
Elle est retrouvée égorgée, chemin Mortium, un layon qui longe l'ancien collège Matoury III, à Matoury. L'enquête aboutit à l'interpellation de deux squatters surinamais vivant dans le secteur : Orphéo Jackson et Jean-Claude Sana. Seul Orphéo Jackson était présent devant la cour d'assises les 9 et 10 juin 2009, son coaccusé, libéré, avait disparu. « Au fil de l'enquête, l'étau s'est refermé sur les deux accusés, qui squattaient près des lieux où a été retrouvée la victime. Orphéo Jackson a été condamné pour des braquages de jeunes filles » , avait souligné en 2009 l'avocat général lors de son réquisitoire. À l'encontre d'Orphéo Jackson, il avait requis une peine de 30 ans de prison avec une interdiction définitive du territoire national.
Mais pour Jean-Claude Sana, l'avocat général avait invoqué le doute pour proposer l'acquittement, requérant toutefois un an de prison en raison de sa situation irrégulière.
Après délibérations, Jean-Claude Sana et Orphéo Jackson avaient été déclarés tous les deux coupables du meurtre de la lycéenne. Orphéo Jackson était condamné à 25 ans de réclusion et à une interdiction définitive du territoire.
Jean-Claude Sana était condamné à 22 ans de réclusion et à une interdiction définitive du territoire national. Absent lors de l'audience, son mandat d'arrêt avait été maintenu. Interpellé depuis, il doit donc être rejugé en première instance aujourd'hui.