Des citoyens se rebellent contre l'insécurité
A. S.-M.
France-Guyane
11.02.2012
Une quarantaine de personnes s'est dirigée vers le tribunal, jeudi soir (ASM)
Un collectif s'est créé jeudi soir pour réclamer plus de sécurité en Guyane. Après avoir manifesté le soir même, il a interpellé le garde des Sceaux hier matin.
Jeudi soir, 19 h 30 chez Polina. Quatre-vingts personnes ont répondu à un appel de Gabriel Serville, conseiller régional PSG, pour créer un collectif citoyen pour la sécurité en Guyane. Dans l'assistance, des socioprofessionnels, quelques élus de tous bords, des responsables associatifs et des citoyens venus dire leur ras-le-bol. Face à l'assistance, Gabriel Serville anime la réunion aux côtés de Fabien Covis, président de l'UMP Guyane. « Hollande ké Sarkozy » , sourit un participant. À leurs côtés : Franck Louison, mis en examen pour homicide volontaire suite à une agression à son domicile (lire nos précédentes éditions). L'homme paraît perturbé. Son épouse, toujours sous le choc, est retournée ce soir-là à l'hôpital. « JE NE SUIS PAS UN HÉROS »
En introduction, Gabriel Serville évoque « le sentiment de ras-le-bol, d'être dépossédés de notre capacité à vivre et circuler librement. » Le micro circule dans la salle et les témoignages se succèdent, entre peur et colère. Une mère de famille raconte ses trois agression, une habitante de Rémire dit être venue, poussée « par la rage de ce qu'il se passe aujourd'hui. » Tous rendent hommage à Franck Louison. Ce dernier, resté silencieux jusque là, prend alors la parole : « Je ne suis pas un héros, je ne voulais pas tuer. Les circonstances ont fait que j'ai dû défendre ma famille mais je ne souhaite à personne de vivre cette situation. Je vous demande de créer ce collectif pour éviter ces situations car ce n'est pas en tuant qu'on réglera le problème. » DU TRIBUNAL À LA COUR D'APPEL
Dans l'assistance, plusieurs personnes ne veulent pas attendre et, à une petite majorité, décision est prise d'aller manifester le soir-même devant le tribunal de Cayenne. Vers 21 heures, une quarantaine de personnes se retrouve donc avenue De-Gaulle et, après quelques palabres, la petite foule décide de se rendre devant la nouvelle cour d'appel inaugurée le jour-même par le garde des Sceaux. Le cortège s'ébranle sous le regard étonné des clients attablés en terrasse. Quelques slogans improvisés sont repris en choeur : « Justice pour la Guyane » , « Non à l'insécurité » , « Les voleurs en prison! » En route, deux jeunes hommes quittent le cortège. « Il faut parler de ce qui se passe ce soir parce qu'on en a vraiment marre. » Ils confient être de la Bac, la brigade anticriminalité, et se disent frustrés par le manque de moyens dont ils disposent pour lutter contre les violences. DE LA COUR D'APPEL À LA PRISON
Devant la cour d'appel, les manifestants sont accueillis par quelques policiers qui les « invitent » à quitter la place. Le garde des Sceaux, de toute façon, n'est plus là. Le collectif décide alors de se retrouver le lendemain, hier matin, devant le centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, le ministre doit visiter l'édifice. Hier matin donc, lorsque le ministre arrive vers 8 h 30, il est aussitôt interpellé par une trentaine de personnes qui lui remettent une lettre qui exprime les sentiments du collectif : inquiétude et colère. La réponse du ministre est convenue : « Nous avons augmenté les forces de gendarmerie. » Pas de quoi convaincre le collectif qui organisera une distribution de tracts ce matin sur le marché et une marche contre l'insécurité mercredi dans les rues de Cayenne. Il prend le nom de VSL pour Vie, Sûreté et Liberté.
RODY95 — 13.02.2012 recommander (0)
mon avis
bonsoir ou bonjour
alors moi mon avis sur la question c est simple il faut une justice à l américaine tout simplement
le voleur entre chez toi tu as une arme , tu tires et ensuites tu causes et préviens la police
pourquoi n aurait t on pas le droit de défendre sa familles et ses bien pour un bandit qui vient de je ne sais où
j ai vécu en Guyane et depuis toujours j entend les soucis d insécurité , de ci et de ca
aucun politique locala que se soit karam , alexandre ou autre pour ne citer qu eux
il faut prendre les décisions qui s imposent se f aire respecter dans son pays
pourquoi l étranger viendrait faire la loi dans notre pays , ok il y a aussi des locaux qui sont des bandis
c est bien beau de faire le jolie coq quand notre cher président se déplace avec qq ministres , on sort la belle chemise , le beau costume on boit un verre de rhum local on parle de ceci et cela
mais moi quand je me déplace en guyane j ai envie de rester tard dans les rues avec ma chaine en or autour du cou, entrer et sortir des magasin àprès 18H
Manger un burger ou un bami tranquille sur la place des palmistes
bref retrouver une guyane sereine
voir des jolies maisons qui ne ressemblent pas à une prison dorée
allez guyanais guyanaise mobilises toi , ne te caches plus derrière ta maison , ni à rouler dans ta belle voiture aux vitre fumées et imposes ta loi
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