Ces femmes qui crèvent l'écran
S.B.
France-Guyane
02.03.2010
Mathilde, Pascale et Denyse ont organisé cette première édition du festival « La Femme dans tous ses états » , en compagnie d'Audrey, Charlotte, Lesley, Marie et Ronan. (SB)
Qu'elles soient pulpeuses, insolentes, dévouées ou engagées, le cinéma fait la part belle aux femmes. Un festival nous propose de les (re) découvrir à l'occasion de la Journée de la femme. Rendez-vous dès jeudi à Cayenne.
Êtes-vous plutôt une femme fatale, coquine, engagée, protectrice, victime, libre ? Ou... un peu tout à la fois ? Le festival « La Femme dans tous ses états » nous propose de découvrir ces différentes facettes portées à l'écran, dans le cadre de la Journée de la femme. Dès jeudi et jusqu'à lundi, six films emblématiques et des courts-métrages seront projetés au bar des Palmistes, à Cayenne. Denyse, Mathilde et Pascale, trois des huit initiatrices du festival, exposent leur sélection.
La femme fatale
Boulevard de la Mort, de Quentin Tarantino (jeudi à 19h30) : « Pourquoi femmes fatales ? Car les héroïnes ne se laissent pas faire, elles prennent leur revanche [...]. C'est surprenant de voir ces belles nanas se transformer en psychopathes! » . Précédé d'un extrait du film Femmes au bord de la crise de nerfs, d'Almodovar.
La femme coquine
Le Clitoris, ce cher inconnu, de Michèle Dominici et Variety Moszynski (vendredi à 19h30) : « Ce film est une initiation, il éveille la prise de conscience de la sexualité féminine. C'est un documentaire un peu provoc'mais traité avec beaucoup d'humour. Il vulgarise sans vulgarité » . Précédé du court-métrage La Chatte andalouse, de Gérard Hustache-Mathieu.
La femme engagée
Persepolis, de Marjane Sartrapi (samedi à 19h30) : « Ce film raconte le parcours d'une femme engagée, en Iran, de sa jeunesse à sa vie adulte. Marjane Sartrapi, l'héroïne, l'a elle-même réalisé. » Précédé du court-métrage How Can it be, de Mira Nair.
La femme protectrice
Irina Palm, de Sam Garbarski (dimanche à 17 heures) : « Une grand-mère doit travailler dans un peep-show pour aider son petit-fils, gravement malade [...]. Le film raconte cette forme de sacrifice. »
La femme victime
La Couleur pourpre, de Steven Spielberg (dimanche à 19h30) : « C'est l'histoire d'une femme qui n'a connu que des galères toute sa vie. Elle a été maltraitée, violée, mariée de force... Elle doit surmonter beaucoup d'épreuves, mais finira par se libérer grâce à une amie » . Précédé d'un court-métrage de Charlotte Offreyse.
La femme libre
Thelma et Louise, de Ridley Scott (lundi
8 mars, Journée de la femme, à 19h30) : « C'est le film qui a fait le plus l'unanimité parmi nous. Ce sont deux jeunes filles plutôt tranquilles, qui pètent un câble et partent en cavale [...]. Dans le même temps, une réelle féminité se révèle » .
La femme glamour
Lundi soir, Perle Lama donnera un concert à partir de 21h30 au bar des Palmistes. Des slameurs sont également attendus. Le festival accueillera une exposition de peintures de Charlotte Offreyze et de photos de Laurette Wittner, sur le thème de la femme, bien entendu.
- Attention, le nombre de places pour les séances est limité à 80. Des tickets seront distribués chaque jour dès 18h30 sur place. L'entrée est gratuite.