Base avancée : un état des lieux sans concession
A.S.-M.
France-Guyane
29.07.2010
Actuellement, seul le Progt est en mesure d'accueillir des compétitions de très haut niveau (DR)
Dans le cadre du projet de base avancée pour le Mondial 2014 et les JO 2016 au Brésil, la commission des équipements sportifs a mené une étude sur les installations guyanaises. Entre rénovations et nouvelles constructions, il faudra bâtir pour répondre aux exigences.
Plus de 600 équipements recensés
Sur l'ensemble du territoire, 619 équipements sportifs ont été recensés, répartis sur 287 installations. La majorité sont des équipements d'extérieur, les plus nombreux sont les terrains de grands jeux (109), principalement des terrains de foot. Hormis le Progt, aucune infrastructure n'est en mesure d'accueillir un événement sportif de très haut niveau. Les équipements disponibles sont adaptés aux besoins du département, un niveau de compétition régionale. Mais dans la perspective de la base avancée, les installations devront répondre aux normes et aux exigences des fédérations internationales.
Des exigences de très haut niveau
Revêtements spéciaux, tracés spécifiques, équipements « de confort » ... les normes internationales comme les exigences des fédérations frôlent parfois le luxe. De nombreuses installations devraient ainsi s'équiper d'un spa, d'une salle de musculation, d'une salle de récupération ou de vestiaires grands formats. Quant aux terrains, pistes et autres bassins, ils devront eux aussi s'adapter, voire revoir les projets en cours. Le bassin de Baduel devrait, par exemple, bientôt être élargi à huit couloirs, mais dans ses recommandations, la Fédération française de natation préconise des bassins de dix à douze couloirs!
Des projets ambitieux
Si les stades retenus connaîtront un coup de neuf, d'autres pourraient sortir de terre. À Matoury, un stade régional est en projet dans le secteur du Progt. Il comprendrait un stade d'athlétisme et deux terrains de foot, avec une tribune d'une capacité de 8 000 places. Une maison des arts martiaux et une piste de bicross sont aussi prévues dans la commune. À Rémire-Montjoly, les Écuries de Fort Diamant ont le projet d'un pôle hippique qui posséderait tous les équipements nécessaires pour en faire un pôle fédéral d'entraînement et de formation. À Sinnamary, la commune prévoit la construction d'un village sportif à proximité du stade. Muni d'une structure d'hébergement, il permettrait d'accueillir des stages et des formations. De son côté, Macouria s'est dit candidate à l'implantation d'une piscine olympique.
Des fédérations plutôt favorables
Dans l'ensemble, les fédérations françaises se disent plutôt favorables à une préparation en Guyane. Mais leur venue dépendra à la fois des structures disponibles, de leurs moyens financiers et d'un programme complexe de préparation. Ainsi, la Fédération de tennis de table a d'ores et déjà annoncé qu'elle ne viendrait pas, faute de moyens. Les judokas, eux, devraient réaliser leur préparation finale à São Paulo, mais n'excluent pas de venir pour un stage ou un tournoi international. Quant aux cyclistes, faute de vélodrome et de réseau routier suffisant, ils iront pédaler ailleurs. En revanche, la fédération paralympique s'est montrée très intéressée et a déjà émis le souhait d'aligner deux équipes au départ d'un prochain Tour de Guyane.
loulou973 — 30.07.2010 recommander (0)
Peu mieux faire
Quand même...., en accord avec benj77. Franchement nous avons tant de choses à résoudre et on va se lancer dans un projet qui va servir à quoi au final, rien du tout. Et puis il y a quand même une question à se poser et j'aimerais quand même avoir la réponse. Combien cela t-il va coûter ensuite pour entretenir tout cela ? et qui va payer ? Nous ne pouvons même pas faire un effort sur la taxe pétrolière donc entretenir un complexe utilisé par personne ou plus précisément que personne ne paie pour avoir le droit de l'utiliser ou sinon alors qu'on nous donne le nom des clubs et le budget qu'ils sont capable d'allouer pour cela.
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