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Bouterse de retour au pouvoir

Kerwin ALCIDE France-Guyane 20.07.2010

Après avoir accédé deux fois à la tête du pays par les armes, Desi Bouterse y retourne par les urnes (DR)

C'est par les urnes que l'ancien dictateur a récupéré le pouvoir hier au SURINAME. Il a obtenu une confortable majorité dès le premier tour à l'Assemblée nationale.

Une véritable démonstration de force. Desi Bouterse a démontré hier matin qu'il restait l'homme fort du Suriname. Alors qu'on le croyait dans une position fragile, obligé d'avoir recours à un troisième tour avec la participation de l'Assemblée du peuple pour se faire élire, il a facilement balayé les doutes. Dès le premier tour, l'ancien dictateur a été élu président de la République, obtenant le suffrage de 36 des 50 parlementaires. Il a largement obtenu les deux tiers de l'Assemblée nationale nécessaires à son élection.
Au soir des élections générales fin mai, la coalition qu'il menait, Mega Combinatie, avait obtenu 23 sièges au Parlement mais il lui manquait quatre sièges pour s'assurer une élection dès le premier tour. Dans cette conquête du pouvoir, il a finalement eu le soutien de l'autre coalition A-Combinaitie de Ronny Brunswijk qui l'avait combattu pendant la guerre civile au Suriname et l'Alliance du peuple (Volks Alliantie). Après s'être brouillé avec Bouterse sur le nombre de portefeuilles que sa liste pourrait avoir au gouvernement, Ronny Brunswijk s'était tourné vers le président sortant Ronald Venetiaan avant de revenir vers le nouveau président.
Désormais démocratiquement élu à la présidence mais au pouvoir pour la troisième fois, Desi Bouterse se pose en rassembleur. « J'ouvre mes bras à tous les Surinamais. Nous devons ensemble construire ce pays » , a-t-il annoncé quelques minutes après son élection, rappelant que ce sont les Surinamais qui sont les vrais propriétaires de cette terre. Ému pendant ce discours, il a indiqué vivre « deux moments historiques » . C'est la première fois, a-t-il expliqué, qu'un président obtient une majorité claire à l'Assemblée nationale. « C'est aussi historique parce qu'un petit garçon amérindien devient président de la République » . Ce petit garçon a pris la charge présidentielle en connaissance de cause. En effet, la victoire de Desi Bouterse pourrait mettre le Suriname au ban des certaines organisations mondiales. Le nouveau président de la République est sous le coup d'un mandat d'arrêt d'Interpol après sa condamnation en 1999 aux Pays-Bas pour trafic de drogue et encourt dans son pays une peine de vingt ans de prison pour le meurtre de quinze opposants à son régime militaire, en 1982. Un risque qui ne fait pas peur aux électeurs surinamais qui ont bien accueilli l'élection de Bouterse à la présidence.
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Vos commentaires

benj7721.07.2010  recommander (0)

Consternant

que dire de plus?

on pourrait déjà commencer par fermer officiellement la frontière et bloquer tout échange économique


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