Dans votre article « Vers un tourisme beau, bio, et bénéficiaire » paru dans le France-Guyane du 20 février, en page 4, je ne vois pas le rapport entre le bio et le tourisme bénéficiaire.
Le tourisme en Guyane est moribond du fait de l'orpaillage, qu'il soit sauvage ou légal, et il y a bien peu de différence dans les résultats de cette activité! Cela met la forêt en pièces et la pollue à mort, nombres des opérateurs touristiques sérieux ont « quitté » la Guyane pour les pays voisins tant les sites sont dégradés et à moins de vouloir faire visiter les campements d'orpailleurs, je ne vois pas où nos « z'élus » veulent encore développer du tourisme en Guyane... Bref, du vent! On brode des activités fantômes qui créeront des emplois tout aussi fantômes... 4 000 emplois ? Rien que ça! Avant de vouloir former des personnes, il faut aller voir le terrain, dans quel état il se trouve. Après quelques années il sera peut-être possible à nouveau d'envisager des activités touristiques respectueuses de l'environnement.
Je suis arrivé en Guyane il y a dix ans, j'ai découvert une forêt magnifique avec une faune et une flore très riches, j'ai commencé à chercher un site à mon projet. Petit à petit les dégradations sont apparues dans de plus en plus d'endroits superbes que l'on a octroyés à des gens pour qui seul l'or compte et ils ont été détruits en très peu de temps.
Les quelques derniers endroits intacts ne permettront pas à tout le monde de travailler et ils sont déjà menacés par des demandes minières contre lesquelles quelques-uns essaient de lutter. Cela fait maintenant huit ans que je cherche à m'installer dans ce pays qui me plaît mais je vais peut-être devoir renoncer et partir vers un ailleurs ou les actes remplacent avantageusement les mots.
Le tourisme était une carte à privilégier qui aurait fait vivre l'économie et visiblement bien peu ont vu le danger de l'orpaillage.