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Vous avez la parole

Nous avons les élus qu'on mérite!

Mercredi 19 avril 2017
J'ai remarqué que lorsque les élus s'expriment sur Guyane 1ère, le bandeau en bas de l'écran indique le nom (normal), la fonction (maire, conseiller, député, sénateur) mais jamais leur appartenance politique, contrairement à ce qui se fait dans tous les autres médias qu'ils soient domiens ou nationaux. Pourquoi ? Par pudeur, modestie ou bien par honte, ou pire, par calcul électoral ? Pourtant, cette info est des plus importantes, elle permet de situer les convictions et la pensée idéologique de l'élu, le programme politique sur lequel il s'est fait élire... Seulement voilà, nos élus ont pour la plupart été élus sur un programme de gauche et, n'ayons pas peur de le dire, essentiellement socialiste. Et depuis trois semaines, les collectifs, qui ont négocié avec les ministres sans les élus, n'ont cessé de tirer à boulets rouges sur le gouvernement Hollande pour manifester la déception face aux promesses électorales non tenues, l'abandon de la Guyane à sa misère, l'inaction de l'État, etc... Alors il va falloir ramer dur pour convaincre le peuple de continuer, malgré tout, à voter pour le projet socialiste tant à la présidentielle qu'aux législatives, la peur de perdre son mandat doit commencer à donner des sueurs. Alors il faut d'un côté, pour ne pas se mettre le peuple à dos, afficher son soutien aux blocages et puis faire un peu oublier qu'on a été élu sur une idéologie dont le sinistre bilan en Guyane fait l'unanimité. Mais je m'interroge : pourquoi être jusqu'au-boutiste et obtenir des engagements d'un gouvernement sur le départ et surtout qu'on accuse de tromperie, de manquer de parole ?
C'est pour cela que les principaux leaders des collectifs ont exigé la présence des médias lors des débats, par transparence ? Voilà une grande avancée, une grande idée, qui est sans doute une des clés du développement de notre pays. La ministre Éricka Bareigts affirme que l'aide d'urgence pour 1 milliard 80 millions a été gravée dans le marbre et que même un changement de gouvernement ne pourra pas la remettre en question. Soyons vigilants! Je propose qu'un cabinet indépendant d'observateurs et d'experts contrôle le suivi de cet argent pour vérifier qu'il est vraiment utilisé pour le peuple guyanais. Idem pour la redistribution de foncier aux collectivités : profitera-t-elle au peuple ? Permettra-t-elle aux Guyanais d'accéder à la propriété pour un prix abordable ou sera-t-elle un énorme gâteau que se partagera une élite pour ensuite en faire profiter sa famille ou ses amis... Le doute est permis. Je suis choqué, et espère ne pas être le seul, de voir M. Léon Bertrand s'afficher sur les barrages, s'enfermer avec d'autres élus au centre spatial, être invité à s'exprimer sur Guyane 1ère alors qu'il a été condamné à trois ans de prison ferme et trois ans de privation de droits civiques pour, entre autres, corruption « passive » ! Ce serait fun de préciser cela dans le bandeau en bas d'écran après la mention « Maire de Saint-Laurent » ! Si c'était un directeur ou un haut fonctionnaire, il aurait été fustigé, banni et on aurait exigé son départ immédiat, mais bon voilà, il est du péyi! Avec de tels représentants du peuple, comment être pris au sérieux ? On peut comprendre qu'Hollande demande que les autres exigences et les 2,1 milliards qui manquent fassent l'objet d'une expertise!
Pour continuer sur la transparence, demandons que les leaders qui demandent de poursuivre les blocages, car la lutte est une lutte pour l'avenir de la Guyane, que cela justifie des sacrifices nécessaires (perte de salaires pour les salariés voire risque de perte d'emploi, perte d'entreprise pour les petits artisans), demandons que par exemple M. Davy Rimane, employé EDF, M. Mikaël Mancée, fonctionnaire de police, publient leurs fiches de paie de mars et avril pour que l'on constate les sacrifices financiers qu'ils ont dû faire. Idem pour les leaders des autres pôles comme santé et éducation... Facile de dire de ne rien lâcher quand le salaire est garanti par virement bancaire! Facile d'allumer des incendies quand on est à bonne distance des flammes! Ils peuvent le faire, M. Philippe Poutou, candidat à la présidentielle, l'a fait pour prouver sa bonne foi de travailleur non nanti, mais je parie qu'ils ne le feront pas!
Oui, nous avons les élus et les représentants que nous méritons car nous les choisissons, nous votons! Alors aux prochaines élections, pas forcément à la présidentielle, mais aux législatives et puis aux municipales, nous avons le pouvoir de changer les choses. Demandons aux candidats d'afficher clairement leur courant idéologique, leur projet politique et tirons leçon du passé pour que l'avenir nous appartienne vraiment!
Daniel

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