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Vous avez la parole

Lettre ouverte à Monsieur le préfet

Jeudi 13 juillet 2017
Je souhaite attirer votre attention sur la mort lente que sont en train de vivre certaines entreprises en Guyane et plus particulièrement certains commerçants.
Dans le cadre d'une période d'inactivité de plus d'un mois, générée par le conflit de mars-avril 2017, le port de Dégraddes-Cannes a naturellement été paralysé à l'instar de l'ensemble des activités en Guyane.
Certaines entreprises à ce jour n'ont toujours pas récupéré les conteneurs en souffrance dans la Caraïbe près de trois mois après la fin du conflit.
La grève à la Somarig, ayant provoqué (entre autres) le déroutage tant attendu du bateau du 17 avril dernier, est venue ajouter son lot de conteneurs à la confusion, sans que vous ne fassiez usage de votre autorité pour imposer le déchargement de navires sur réquisition ainsi que la loi vous y autorise. Je note toutefois que vous n'hésitez pas à user de ce droit pour permettre le chargement des conteneurs du Cnes (Centre national d'études spatiales) à l'export en plein conflit (et uniquement ceux-là).
Le bateau chargé de rapatrier les conteneurs en souffrance depuis le 17 avril, qui est arrivé au port de Dégraddes-Cannes lundi 10 juillet, sur lequel se trouvent des conteneurs victimes du bateau du 17 avril, vient une nouvelle fois de retourner décharger sa cargaison dans la Caraïbe en raison d'un mouvement de grève des dockers, encore en négociation obligatoires annuelles au mois de juillet!
Les conteneurs à bord de ce bateau rejoignent ainsi les conteneurs du bateau du 5 juillet dernier qui a également débarqué une partie de sa cargaison à Port of Spain (Trinité-et-Tobago) en raison d'un poids supérieur à celui autorisé par le chenal.
Cette situation exposée à quelqu'un qui ne vit pas en Guyane pourrait s'apparenter à une plaisanterie, tant il est inouï qu'elle existe dans l'indifférence générale des armateurs et représentants de l'État, comme si le port de commerce n'était en rien un site économique stratégique de notre département.
Le conflit a laissé de dures traces sur mon petit commerce créé depuis à peine six mois en termes de trésorerie. La situation que je viens de décrire ci-dessus implique très concrètement que l'arrivage attendu, destiné à être commercialisé pour la Fête des mères, arrivera peut-être... le 17 juillet prochain!
Bien entendu, il nous sera opposé que la réquisition n'est à utiliser qu'en cas d'urgence et que vous n'avez pas autorité à vous immiscer dans un conflit privé.
Monsieur le préfet, n'ayez aucun doute sur l'extrême urgence qui s'attache à assurer un approvisionnement régulier de la Guyane par voie maritime, car les commerçants guyanais sont en train de mourir, et votre inaction chronique apporte une caution légitimée de l'État à cet état de fait.
Un commerçant agonisant

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