En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +
Vous avez la parole

Lettre ouverte à Adolphe Costade, principal du collège Gran-Man-Difou de Maripasoula

Mercredi 21 mars 2018
L'année scolaire compte théoriquement 36 semaines. Nous sommes dans la 22e semaine de l'année scolaire 2017-2018, ce qui nous permet dès aujourd'hui de faire un bilan statistique fiable et significatif des heures de cours dont les élèves de votre établissement bénéficient dans la réalité sur une année normale et banale.
À ce jour, le vendredi 16 mars 2018, à raison d'un emploi du temps élève doté de 28 heures de cours, les élèves d'une classe générale auraient dû cumuler 616 heures de cours. Si nous prenons l'exemple de la classe de 4eF, exemple de classe générale lambda du collège Gran-Man-Difou, ils n'ont eu en réalité que 423 heures de cours à ce jour. En effet, depuis le début de l'année, cette classe a été amputée de 193 heures de cours, soit un taux de perte déprimant supérieur à 31%. Les raisons, tout le monde les connaît : postes non pourvus en début d'année ou toujours non pourvus, absences de longue durée non remplacées, formation des enseignants sur Cayenne ou sur site sur le temps scolaire, réunions diverses et variées sur le temps scolaire, conseils de classe sur le temps scolaire, grèves d'élèves de 3e et maintenant invasion de puces chiques. Vous étiez-vous déjà amusé à faire ce sombre calcul M. le principal ?
À ce rythme d'une perte alarmante de 31% d'heures scolaires dues par an, en fin de 3e, un élève du collège Gran-Man-Difou, n'aura pas fait quatre ans de collège, mais en réalité seulement trois. Ces 31% de cours en moins disséminés sur l'année ne représentent pas qu'une perte sèche et mathématique de temps d'apprentissage et d'accumulation de lacunes ; ils participent également à un relâchement et à un désintérêt des élèves, dans une ambiance générale de l'établissement peu rigoureuse. En clair, ce ne sont pas des conditions de travail. Pas étonnant que nos enfants n'arrivent pas à armes égales au lycée de Cayenne, avec les élèves des collèges du littoral.
M. le principal, notre question est simple : considérez-vous cet état de fait comme une fatalité ? Tolérez-vous qu'un tel déséquilibre et qu'une telle injustice se maintiennent d'année en année aux dépens des élèves de votre établissement ? Depuis votre arrivée à la tête du collège Gran-Man-Difou, quelles démarches concrètes auprès des instances, autorités ou administrations, locales et nationales avez-vous faites pour y remédier ? Quelles solutions proposez-vous à court terme et à moyen terme pour combler cette perte et ce manque au service public ?
Les représentants des parents d'élèves du collège Gran-Man-Difou

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
1 commentaire

Vos commentaires

GILLES BERNARD 24.03.2018

En quoi ces défaillances engagent la responsabilité du principal de ce collège ? La France n'assume pas sa politique nataliste, avec toutes les conséquences, que nous retrouvons avec ce cas, conséquences qui ont commencé avec une absence ou une déficience de crèches, de garderies, de classes maternelles, de classes primaires...
C'est encore la politique de la France, dans le domaine de l'éducation nationale, qui entraine ces déficits d'enseignants, ces absences régulières pour formation ou toute autre raison durant les heures de cours...
Déplacer le problème n'est pas le résoudre.
Ce principal-là, et les autres, ne font qu'avec les moyens qu'on leur donne.


Répondre Signaler au modérateur