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Vous avez la parole

Le cri d'une mère au vu de la situation au Char

Mardi 15 mai 2018
Encore et encore une victime des soins médicaux et infirmiers dispensés à une femme de 49 ans, Mylène Perval, qui, dès son admission aux urgences présentait un tableau gravissime : taux de créatinine élevé à 400, puis 600. Une grande fatigue. Un rein droit en souffrance d'après la radio. Un coeur au rythme plus ou moins chaotique. Un encombrement pulmonaire.
Malgré tous ces signes révélateurs d'un état alarmant, même pour le simple mortel non médecin, pas de diagnostic précis, un médecin dépassé par les événements. La demande d'un néphrologue est restée sans réponse. Tout ceci avec une malade installée en lit-porte aux urgences en raison du manque de lit en cardiologie. 48 heures passent avant un transfert dans le service de dermatologie! Suite à un malaise de la patiente, qualifié de crise d'angoisse, un holter est posé avec avertissement que les résultats ne seront interprétés que cinq jours plus tard, en raison de l'absence de la personne compétente (week-end pascal en perspective).
Apprenant cela, se sentant entre de mauvaises mains, Mylène a pris la décision de quitter le Char même contre l'avis médical. Il lui a été remis un compte rendu et une ordonnance quasi illisibles tous les deux. Elle a pris l'avion, à ses frais, pour se rendre directement dans un hôpital parisien où elle avait déjà un dossier. Fatalité ? Partie le samedi soir par Air France et arrivée à l'hôpital européen Georges-Pompidou le dimanche en fin de matinée, prise en charge sitôt arrivée, diagnostic précis établi mais elle était partie du Char trop tard pour être sauvée. Ce courrier ne ressuscitera pas Mylène qui fut un professeur en SVT d'un professionnalisme exemplaire et d'une générosité sans faille. Il faut que sa mort soit utile, qu'elle ne soit pas vaine. C'est ce qu'elle souhaite là où elle est maintenant. Que ce qui lui est arrivé au Char de Cayenne ne se produise plus jamais. Trop de morts sous silence dans ce Char!
Th.Perval

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