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Vous avez la parole

La vraie question

Mardi 09 octobre 2018
L'article de Me Leblanc, en page 2 de votre édition du 4 octobre, est certes bienvenu et semble apporter une réponse à la question qui taraude nombre de Guyanais. Je dis « semble » , car l'essentiel pourrait bien être ailleurs. En effet, si la lettre de la loi répond à la question : « Si j'habite à Cayenne et vais passer trois jours à Iracoubo, et si à mon retour je trouve mon domicile occupé par des squatteurs, ai-je des moyens légaux de récupérer mon chez-moi ? » Oui, bien sûr, nous dit Me Leblanc. Mais la vraie vie est peut-être différente. Supposons que le cas se pose comme je l'ai dit. Que faites-vous ? Citoyen respectueux des lois, vous courez à la gendarmerie. On y essuiera peut-être vos larmes, mais on ne bougera pas. Même chose à la police, nationale ou pas. Dans les deux cas, on vous renverra à la recommandation du préfet : portez plainte. C'est-à-dire qu'après quelques mois, voire quelques années et pas mal de milliers d'euros, vous obtiendrez sans doute l'assurance que vous êtes dans votre bon droit, ce qui vous fera une belle jambe. Si bien que la vraie question qui se pose est en réalité celle-ci : combien de temps une société assise sur de telles pratiques peut-elle survivre ? Si vous trouvez une réponse, transmettez-la à mes petits-enfants.
André Paradis

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