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Vous avez la parole

L'avenir appartient-il aux polyglottes ?

Mardi 11 septembre 2018
« Une langue que l'on n'enseigne pas, est une langue qu'on tue. Tuer une langue est un crime. » Camille Jullian, historien Français
La diversité linguistique guyanaise a de quoi faire rêver : en effet, une quarantaine de langues se côtoient dans notre département, dont une vingtaine sont parlées par des groupes représentant au moins 1% de la population. Si cette fascination peut devenir parfois un véritable casse-tête pour les services publics (éducation, santé, police ou justice) c'est cependant un atout indéniable pour ses habitants.
Depuis longtemps déjà, on a compris que le multilinguisme a de multiples avantages socialement, psychologiquement, et pour une bonne qualité de vie en général. Mais de nombreux chercheurs sont en train de lui découvrir une kyrielle de bienfaits pour la santé : le multilinguisme aiderait aussi à se rétablir plus rapidement d'un AVC, à retarder l'apparition de la démence sénile et à éloigner la redoutable et redoutée maladie d'Alzheimer. Comme si nous devions un jour en finir de la malédiction divine de la célèbre et biblique Tour de Babel, le cerveau humain est prévu, pour certains spécialistes, pour être multilingue. Ceux qui ne parlent qu'une langue n'exploiteraient-ils donc pas toutes leurs capacités cérébrales ?
Alors, Guyanaises et Guyanais, quelques que soient nos origines, continuons à apprendre plusieurs langues à nos enfants, ils n'en trouveront que des bénéfices.
« Qui apprend une nouvelle langue acquiert une nouvelle âme. » Juan Ramon Jimenez poète espagnol.
Et pour illustrer mes propos, je terminerai par deux dolos célèbres : A grenn douri ka plen sak douri : C'est en additionnant des grains de riz qu'on remplit son sac et Roun lanmen lavé ròt : Une main lave l'autre. Il faut s'unir et s'entraider pour bâtir un pays. Bonne journée
Alain Landy

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